15 septembre : bilan
d’une merveilleuse expérience :
Deux ans à l’étranger
que nous avons beaucoup appréciés et avons essayés d’optimisés au maximum. Nous
avons découvert un pays aride, désertique, tourmenté sur le plan géologique,
avec des températures climatiques excessives mais qui nous a globalement
conquis.
Nous avons visité
pratiquement entièrement le territoire. Nous avons vu tout d’abord Djibouti
ville et ses quartiers, très variables d’un secteur à l’autre. (centre,
quartiers 3,4,6,Ambouli, Boulaos, Balbala, les caisses, les mouches, etc ..)A chaque
fois nous avons rencontré des personnes différentes, mais toujours souriantes,
avenantes …parfois un peu trop collantes !!!
Au sud de Djibouti,
vers le golf nous avons pu découvrir le
refuge du Décan ; où le vétérinaire qui s’en occuppe a fait énormément de
travaux sur les 2 dernières années. Il a aménagé le refuge de façon à y
recevoir anes de somalie, oryx, zèbres, guépards, autruches, gazelles… c’est
une visite très sympatique qui vous dépayse totalement de la ville.
Pour trouver un peu
de verdure une ballade dans les jardins d’Ambouli ou une sortie vers Ali
Sabieh,ou encore l’arrière pays de Randa, permet de retrouver arbres, plantes
et fleurs , cascades dans les périodes pluvieuses.
Pour le coté
désertique pur, il y a le petit et grand Barra, cette zone étendue faite de
sable et fines roches, sur un terrain s’étendant à perte de vue. Il y a même un
stand de char à voile pour les sportifs . Les sportifs connaissent car il y est
pratiqué le cross du grand Bara en décembre , chaque année, comme épreuve
internationnale. Bernard l’a fait les deux années en compagnie d’Eric et ses
collègues du Sitram.
La randonnée peut
être pratiquée dans de multiples endroits, selon le degré de difficultés
rechercher, que ce soit vers Randa, la forêt du Day, Bankoualé, Dittilou, les
Mablas, etc… Les lieux de sortie sont nombreux tout autant que les campements,
les guides.
Pour les sports
nautiques, on peut tout faire à partir du port de Djibouti, ; aussi bien
du voilier que du jet ski, de la pêche au gros en boutre, des sorties canoés ou
encore plongées. On peut aller sur les îles, ou encore tenter de rencontrer les
requins baleines vers le fond du golf du Goubet… On peut aussi découvrir les
mangroves et en particulier celle de Godoria au nord d’Obock.
Lors des instants
plongées sur les tombants, on rencontre une multitudes de poissons multicolores
tous plus beaux les uns que les autres, des tortues, des raies, des coraux de
toutes couleurs . Beauté assurée des fonds marins…
Il y a également les
sorties géologiques, pour découvrir les différentes strates du sol djiboutien.
Les volcans ne sont pas loins, il y a les failles à voir, les bulles gazeuses…
En faisant la sortie
de la caravane du sel, la randonnée de l’oued Kalou, on traverse la zone
tourmentée de l’ouest, pour arriver sur le lac Assal, le lac salé , qui est une
grande étendue blanche, recouverte d’une eau translucide faisant pensée à une
grande plage exotique…
Au sud ouest, après
Dikhil il y a le lac Abbé, en limite de l’Ethiopie. C’est là qu’a été tourné un
épisode de la planète des singes, tellement le lieu est surnaturel , avec ces
grandes cheminées grises et cette atmosphère sulfureuse . On peut y voir près
du lac des groupes de flamands roses, marabouts et ibis… l’étonnement est
toujours garanti…
Selon le site que
vous traversez, on peut rentrer différentes ethnies, les Afars ou les Issas,
des éthiopiens, des somaliens, des yéménites, et autres peuples del’ouest africain.
Ces rencontres nous ont beaucoup apporté au niveau culturel, culinaire,
artisanal ou autres…
De Djibouti nous
avons pu aller en Ethiopie, merveilleux et immense pays verdoyant et montagneux.
Nous avons fait un safari en tanzanie et passer de belles et formidables
vacances de Noel à Dubai. Nous avions projeté d’aller à Madagascar mais les
évènements sanglants nous ont faits annulés ce voyage.. C’est notre seul
regret.. en compensation j’aurai profiter mais seule d’une visite au Yemen, que
j’ai adoré également.
Alors après tout
cela comment voulez vous que nous ne regrettions pas notre passage à Djibouti, et je ne parle pas des multiples activités proposés par l'ASAC dans tous les sites militaires. Non il n'y a pas de quoi s'ennuyer à Djibouti mais découvrir plein de choses positives .
si c’était à refaire on
est prêt tout de suite .
je finis ici l'histoire de notre blog familial et remercie tous ceux qui l'ont lu et m'ont laissé des messages ou des commentaires . l'adresse mail reste valable pour de futurs contacts.
Voici
la rentrée des enfants qui s’effectue. Nous sommes en plein dans l’administratif.
Il faut toujours un autre document ; difficile de tout régularisé après
les vacances de la bureaucratie française. Il manque soit un tampon, une
signature, un extrait de ceci, la preuve de cela..on passe notre temps à faire
photocopie, fax, mail et courriers alors que normalement tout avait été pris en
compte avant notre départ de Djibouti.
On
se rend compte par exemple que pour le collège de Besse, ils ont pris en compte
Catherine et Pierre, comme deux ans en arrière. Jean Baptiste n’apparaît pas en
5ème. Il sera inscrit seulement à la veille des cours alors que le
dossier a été expédié depuis avril…
Pour
Quentin, comme je souhaite le réinscrire sur Pignans et non Gonfaron, les
accords sont difficile à obtenir. Cela prendra 3 semaines mais là aussi, à la
veille de la rentrée, il sera accepté..
Pour
la Caf, les Assedic et mon agréement d’assistante maternelle, il y a biensur un
bug. Les dossiers sont balladés de bureaux en bureaux depuis début aout, ils ne
seront vraiment régularisés que fin octobre … Pas mal comme professionnalisme
administratif. Je ralais à Djibouti mais je le fais encore plus ici en France .Ils
avaient l’excuse eux, de travailler uniquement avec des machines à écrire et
des duplicatas carbone et non des ordinateurs derniers cris et les
communications internet…
Pource qui est du changement d’adresse, fait
depuis l’Afrique, il semblerait qu’il ne soit toujours pas effectif car en
septembre notre courrier avant de nous aprvenir à Gonfaron fait un voyage aller
retour de 12 000km vers Djibouti. Merci la Poste …Je ne parle même pas des
comptes chèques qu’on ne peut pas utiliser car il y a eu erreur de transfert de
domiciliation… nos comptes ne seraient plus à Djibouti, seraient en France mais
pas à Gonfaron … bonjour le modernisme là encore !!! Nous retournerons 5
fois dans l’agence de Gonfaron entre juillet et fin septembre pour que tout
rentre dans l’ordre. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, me
direz vous ???
Rien
ne va vite, tout prend énormément de temps … j’avais oublié que c’était cela la
France , ses interdits, ses obligations, ses horaires…Heureusement que on a appris à vivre avec la
nonchalance de là-bas sinon il y aurait de quoi pêter les plombs. Nous avons
soucis et problèmes en continu depuis que nous sommes rentrés ; problème de
pression d’eau, soucis de réception télé, pannes mécaniques, cela n’arrête pas,
on se croirait encore à Djibouti, c’est peu dire !!!
2 mois, il aura
fallut 8 semaines à notre caisse pour venir de Djibouti à Gonfaron, au lieu d’un
petit mois . Pourquoi ce retard, plusieurs raisons. D’abord un retard sur
place, au niveau des entrepots. Notre caisse n’a été embarquée qu’à la mi
juillet au lieu du 23 juin comme prévu.. donc déjà plus de 3 semaines dans la
vue … Arrivée le 7 aout sur le port de Marseille, notre transitaire ne l’a
récupère pas ; elle part avec une autre boite. Nous n’aurons aucune
nouvelle jusqu’au 18 aout, où là miraculeusement j’arrive à la retrouvée.
Démarches et coups de fils pour prévenir notre démanageur pour qu’il la
récupère et qu’enfin il nous livre le plus rapidement possible. Nous avons tous
nos effets personnels et vivons avec seulement nos valises depuis le 25 juin…
On a envie de changer un peu de tenue !!!
Les enfants sont
tous là depuis une quinzaine et aimeraient aussi pouvoir décorer leurs pièces ,
avec les souvenirs de Djibouti…
Enfin tout est
livré, en bon état. Nous déballons allègrement nos cartons, cubayas, malles et
sacs… Chacun est heureux de retrouver vétements et livres, objets et souvenirs.
Il nous faudra 3 jours pour tout remettre en place, dans chacune des pièces..
Pas facile d’assembler Provence et Afrique, mais on y arrive peu à peu. Les
pièces prennent forme..
Déménager outre-mer
avait été un chamboulement, il en est de même pour le retour. Il y a intérêt à
tout noter pour ne rien perdre et savoir où l’important est stocké, sinon c’est
vite la pagaille !!!Bernardet les
garçons stockent donc le moins urgent dans le garage et l’utile et le
nécessaire dans le salon. La terrasse sera vite emplie d’emballage et papier,
au fur et à mesure que Catherine et moi déballons …
Cela fait bizarre de
retrouver les meubles africains sans l’ambiance particulière ressentie à
Djibouti. Il y a un comme un léger décalage …
20 juillet :
nettoyage maison arrivée garde meuble
Voilà 3 semaines que nous sommes de retour en France, que nous avons partagés entre Nantes chez les parents de Bernard, la Bretagne chez mon frère et Toulouse chez Patricia et Pascal en rentrant en Provence chez nous. Voilà 3 semaines que nous souffrons du froid, il ne fait qu'à peine 20-22° au maximum, et nous n'arrivons pas à nous réadapter à la météo locale. Nos valises ne sont pas remplies de vêtements d'hiver, aussi des achats complémentaires ont du être effectuer pour chacun. Nous avons retrouvés quelques pulls et vestes chez Pierrot et Arlette mais c'est pas le top... Nos valises contiennent des tenues d'été, normalement la saison actuelle mais je n'en suis pas sûre en mettant mon bout de nez dehors...Même Bernard reconnait que une dizaine de degrés supplémentaires lui ferait du bien, alors que pendant deux ans il a émis le souhait inverse !!! L'afrique cela vous change un homme !!! je blague ...
Aujourd'hui nous réintégrons notre maison ou plutot nous ouvrons et nettoyons notre chaumière. Nos locataires ont quittés les lieux depuis le 1er mars, aussi le jardin est-il en friche, un mètre d'herbe sans exagérer. La maison quant à elle, est propre mais froide. Nous faisons donc un grand balayage pour recevoir le garde meuble dès demain. Nous n'aurons pas à chomer entre la réinstallation de tous les meubles et tout le garage à vider. Cela va nous faire une centaine de cartons à redéballés et réinstallés.
A l'heure prévue les déménageurs sont là et dès la fin de matinée le gros des meubles est réinstallé et monté. Reste à remplir les armoires et placards de la vaisselle. Normallement nous devrions d'ici la fin juillet recevoir notre caisse marine qui est partie depuis le 25 juin de Djibouti. Lorsque nous osons la question de la date de rendez vous aux employés, ils nous apprennent que ils n'ont toujours reçus aucun document annonçant la prise en charge de nos caisses. Nous apprendrons mi aout que nos effets n'ont quitté Djibouti que le 20 juillet, et arrivés en France le 7 aout ont été égarés par le transitaire. Au final nous recevrons que le 28 aout après moultes coups de fils, mails, et courriers nos cartons. Nous avons attendus plus d'un mois nos souvenirs, le temps de bien prendre conscience que nous étions de retour en France avec sa bureaucratie et son administration paralysée l'été pour cause de vacances de ses employés !!!
Enfin nous retrouvons notre maison, nos pièces, ... mais je ne rêve que d'une chose c'est de tout modifier; j'aménage donc différemment le positionnement des meubles de façon à ne pas reprendre la routine d'antan... Cela permet aussi de trouver une place aux objets et meubles ramenés d'Afrique .. on donne ainsi un autre style à l'aménagement du salon salle à manger entre le canapé éthiopien, les poteries et statuettes diverses.
Seuls Pierre et Catherine sont avec nous pour réaménager la maison, en effet nous avons laissés Quentin et Jean Baptiste à Nantes chez leurs grands parents. Nous pensons remontés les chercher dès que l'améngement sera fini, debut aout sinon ils prendront l'avion. Solution qui sera adoptée finalement, puisque début aout nous n'avons toujours pas reçu notre caisse marine.
Début aout Pierre part 15 jours en Angleterre pour un séjour linguistique, et Catherine rejoint sa cousine Camille en Bretagne; Bernard et moi profiterons d'une petite dizaine de jours en tête à tête pendant le séjour d'Eric et Valerie en Provence . Fin juillet nous avons eu la visite de Magali et Fabrice qui ont fait quelques centaines de kilomètres de crochets pour nous voir. Impensable de rompre les liens avec les anciens de Djibouti . C'est sympa de se revoir en d'autres lieux.
30 juin : adieu
Djibouti repas Tana ; départ Aicha
Voilà 24 mois d'écoulé à Djibouti pour nous tous et ce soir à minuit s'achève l'aventure ; notre vol militaire est prévu à minuit . Les bagages sont enregistrés le matin, ainsi que la visée des passeports aussi les modalités d'enregistrement des personnes se fera rapidement ce soir. Il faut tout de même garder pour la journée une tenue estivale, et une tenue européenne poyur le vol et l'arrivée en France. Chacun se ballade donc avec son petit sac, contenant les effets civilisés dirons nous, alors qu'on est en maillot et tongues toute la journée ... c'est folklo !!!
Pour la journée ultime, tous les jeunes se réunissent à la plage du Héron et passent un maximum de temps ensemble. Nous les adultes nous réunissont au CMG pour manger tranquillement ensemble; les hommes feront ensuite une partie de pétanque , sur le parking, en attendant la fin d'après midi ... On sait que c'est le départ, mais on fait comme si c'était une journée normale, pour éviter les larmoiements intempestifs . Ceux de l'aéroport suffiront largement. Nous en avons eu un aperçu en allant au départ des autres depuis le début du mois; chaque soir est un tiraillement de voir les amis partir, et surtout de faire une croix sur cette vie particulière d'expat à Djibouti , ce petit coin d'Afrique de l'Est.
Vers 18h avant de rejoindre tout le monde au restaurant du Tana, nous passons dire adieu à Larry et Alphonse chez BBModdis ; nous gardons d'excellents souvenirs des moments passés ici, des assiettes servies derrière la boutique, des plats indiens goutés et découverts ...
Vers 19h nous rejoignons toute l'équipe des amis dans la salle du Tana. Le restaurant est comble comme à chaque fois qu'il y a une Vam . Nous sommes une super grande tablée où anciens et nouveaux échangent les dernières infos. Demain il sera trop tard, il ne reste que 4h avant l'avion. Bernard briffe Julien sur les fournisseurs, la spécificté de chacun, l'organisation du port, des bateaux, etc... Comme Thierry est là jusqu'en aout, il pourra encore avoir quelques infos auprès de lui... de plus nous serons toujours joingnable sur le net... Pas aisé de tout transmettre en si peu de temps, on a toujours l'impression d'oublier quelque chose, d'omettre un fait important, une info capitale pour dépasser les problèmes toujours présents...
22h, les enfants me demandent de les amener à l'aéroport un peu en avance, le temps de voir tous les amis, discuter une dernière fois, pleurer tous ensemble ... En quittant le resto j'ai la surprise de voir Mulu, notre femme de ménage venue nous dire aurevoir elle aussi . c'est touchant car ce n'est pas tous les employés qui font ce déplacement . Elle offre à chaque gamin un petit souvenir, un porte clef, un bracelet, une statuette ... Nous espérons qu'elle retrouvera vite du travail car c'est une femme courageuse et très professionnelle. Normalement le remplaçant de Bernard devrait l'embaucher...Nous croisons les doigts.
23h, nous sommes tous à l'aéroport , dans la foule, à échanger embrassades, adresses numéros de téléphone. Le plus dur va être de retrouver les enfants tous ensemble pour les faire embarquer. Nous avons toutefois la chance d'avoir autour de nous des gens qui ont fait en sorte que , dans l'avion, les familles amies soient proches les unes des autres. Le plan d'embarquement conviendra à tous.
23h30, passage de douanes, pré embarquement en salle à l'étage. Il y a ceux qui sont excités de rentrer, ceux tristes de partir , et les autres ne réalisant pas vraiment que c'est fini, que c'est un départ sans retour ... Dans l'avion chacun prend sa place, s'installe pour les 8h de vol, casque audio sur la tête, ordi branché ou oreillers et couvertures dépliées... Les ados discutent bon train ne voulant surtout pas oublié d'échanger les souvenirs, les bons moments... Ils discuteront toute la nuit, jusqu'à l'arribée à Paris , vers 6h du matin heure locale .
6h, arrivée tranquille, passage de douanes rapide, récupération des bagages impressionnant... Nous avons chacun notre valise, 2 chariots ne seront pas de trop pour tout récupérer et transporter à l'autre terminal pour attraper le vol pour Nantes.
Nous arrivons à échanger nos horaires et prenons le premier vol, nous gagnons ainsi quelques heures pour retrouver plus rapidement la famille qui ne nous a pas vu depuis l'été dernier. Le père de Bernard est venu nous chercher avec le multivan, que nous récupérons avec bonheur. Arlette est avec sa petite titine, récupère Catherine et Jean Baptiste pour aller chercher le pain . Cela fait tout bizarre de retrouver la France, la circulation, la fraicheur estivale; on a perdu presque 20° en 12heures. Je me sens tout à fait décalée et ne réalise toujours pas que la campagne est finie. Nous sommes contents d'être en famille mais on n'est plus là bas et pas encore chez nous dans le sud ... c'est encore une parenthèse avant de reprendre le vrai rythme, la vraie vie ... Espérons que nous reprendrons vite nos marques, tout le monde nous dit qu'il faut presque un an ... on verra bien !!!
Maintenant place aux vacances en famille, la Bretagne puis la Provence , notre maison, notre village ...
Nous
voilà sans maison, nous dormons donc au CMG héron dans l’enceinte militaire.
Nous prenons nos repas soit au Mess, soit en extérieur où chez les amis .Ce soir ce sera chez Eric et Valerie au Tani
. Ces derniers jours ,tous les partants sont venus déverser boitages ou congelés
chez eux, aussi ce soir ce sera le grand déballage commun. Eric a installé le
barbecue sur l’ancienne terrasse de Rémi. Comme il n’y a personne, on peut
encore l’utiliser .Ils écoulent les
dernières grillades que nous leur avons passé en vidant les congélos… nous ne
sommes pas les seuls , Alain et Maria ont fait de mêmes.
La tablée est bien
chargée car il y a les anciens mais aussi les nouveaux. Cela permet de faire
connaissance, d’échanger quelques informations .Bernard a son remplaçant ainsi
qu’Alain.Il y a également Dom et son bis. Cela fait une belle tablée . Nous
mangeons tous ensemble ,partageons la chicha puis irons ensuite prendre un
verre en ville, histoire de s’amuser encore un peu dans cette ambiance si
particulière qu’est Djibouti… ballade en ville, verres en boite, Golden, Oasis,
… on fait toujours un peu le même circuit car nous y sommes bien et que la
musique est sympa… On sait que ce sont vraiment nos derniers moments tous ensemble, et on prolonge volontiers discussions et projets de retrouvailles ...
25 juin :etat des
lieux ; vam partants repas bel air
C’est le grand jour,
nous quittons définitivement la maison ce matin. Nous venons de passer notre
dernière nuit à Gabode 4, dans notre villa. Nous n’avions gardé que le strict
nécessaire, sachant que ce qui nous servirait les dernières heures ne pourrait
pas etre ramené en France. Cela aura fait le bonheur de Mulu notre femme de
ménage et du gardien . Nous avons distribué un maximum de choses depuis le
départ de la caisse ,les valises ne sont pas extensibles à volonté… Mulu aura profiter de la vaisselle, et divers électroménagers, de la literie, et bien sur de l'alimentaire ..
9h, l’officier
logement arrive accompagné de la personne s’occupant de l’ameublement. Ils ont
chacun leur liste pour vérifier chaque point, chaque mur, fenetres, portes et
moustiquaires.. Tout sera revu, analysé à la loupe. Pour l’ameublement, c’est
ok, il ne manque rien, tout est en état, il n’y a pas de changement de dernière
minute a effectué.
Pour l’état du logement
il n’en va pas de même ; le contrôle est strict. Bien que nous ayons joué
le jeu de refaire toutes les peintures et moustiquaires, il y a toujours
quelque chose qui cloche. Un trait sombre sur un mur, une écaille sur une
porte, une maille qui a sauté sur une moustiquaire de fenetre, un vis qui ne tient pas, une
prise électrique dessoudée, etc… tout est épluché … cela prendra plus de 2h
alors qu’à son entrée dans les lieux Bernard n’avait pas eu d’état des lieux de
fait et avait récupéré un logement pitoyable, limite insalubre … chaque pièce
sera visitée longuement, peinture, état des climatiseurs et branchements
électriques, état des fenêtres et moustiquaires.Verdict, il faudra changer la fermeture de la
fenetre de salle de bain du 1er étage ainsi que sa moustiquaire,
alors qu’elle surplombe un mur nu à 4 mètres de haut inaccessible de
l’extérieur…De plus il me faut trouver un artisan avant lundi midi, alors que
nous entamons un week end férié, pour l’indépendance du pays. Challenge pas
facile avec tout de fermé jusqu’à dimanche, génial !!! De plus, il me
faudra refaire le circuit EDF car le relevé de compteur devra être daté du
lundi et non de jeudi .. encore quelques heures de queue ,de bureau en bureau
avant d’obtenir le fameux quitus. Quelle galère cela aussi . On vous donne un
imprimé dans un lieu, vous devez prendre rendez vous dans une autre enceinte à
l’autre bout de la ville, pour ensuite aller payer encore ailleurs… de quoi
rendre mallaimable la plus zen des personnes…
allez comprendre le raisonnement des
administratifs !!! seulement le plaisir d’ennuyer les gens dans la
majorité des cas … car à l’entrée lorsque vous demandez des travaux, des
changements ils sont toujours récalcitrants, à vous de faire les travaux si
cela ne vous convient pas, il en est de même en sortie, à vous de payer
encore et toujours…
j’ai donc 4 jours
devant moi pour satisfaire les désidératas de l’officier logement … sinon pas
de quitus signé, pas de loyer arreté, pas de remboursement signé…c’est un chantage ignoble !!
Mais comme il faut
passer par là, je referai le circuit et obtiendrai mes signatures avant 13h ,
le lundi . Päri gagné ; pas sans mal !!!
Ce sera la galère
jusqu’au boutavec les administrations, quelles soient françaises ou djiboutiennes , et peut être encore plus l'armée !!! Cela est peut être du au fait aussi que consciemment ou non, cela m'embête vraiment de tout abandonner ici !! C'était quand même 2 belles années qui s'achèvent trop tôt à mon gout !!!
Pour finir ces deux
années de travail, le Sitram convie toutes les familles, femmes et enfants à un
ultime repas tous ensemble, au bowling. C’est l’occasion de se renseigner sur
l’organisation des mutations des uns, ou des vacances des autres .Cette année sera encore une grosse relève au
niveau des gars, car sur 12, il y en a 6 de mutés.
Pour la plupart des
épouses, c’est le moment du départ des effets personnels, mais aussi de tout
l’administratif pour trouver un nouveau logement, faire les inscriptions des
enfants, à condition encore de connaître réellement le lieu de son affectation. Il est difficile à partir de Djibouti de faire les inscriptions dans les académies via internet. Le lycée ne le fait pas pour nous, il faut donc échanger mail, fax et autres courriers pour réussir à obtenir des réponses pour des pré inscriptions aléatoires ... Tout reste à faire ou à confirmer en arrivant ...
Il en est de même pour les logements, difficile de gérer les RDV à 6000 km de distance .
C’est aussi le
moment de faire le bilan de cette expérience en outre mer, positive pour
certaine, amère pour d’autre !!! pas facile de quitter ses marques et la
famille en France, pas facile d’accepter de vivre autre chose ici , pas facile d'accepter la réalité africaine, pas facile
de préparer le retour avec tous les changements inhérents à tous
déménagements !!! En tout cas, Djibouti permet de se découvrir, en dehors
des habitudes françaises, et de voir comment on s’adapte à la différence. C'est une excellente façon d'aborder ses limites personnelles tant au niveau relationnel que culturel, religieux et autre. On voit ainsi si l'on est urbain ou campagnard, sophistiqué ou rustique... Toutes nos notions de civilités, hygiène et connaissances sont entièrement remises à plat en Afrique ... C'est un bilan parfois pénible pour certains...
Pendant que les
adultes discutent, c’est aussi l’occasion de nos jeunesde s’amuser encore ensemble, échanger
adresses et N° de telephone, avant le rush des départs de la semaine. Internet , msn, facebook facilitent grandement les échanges et la possibilité de rester en contact le plus longtemps possible. Les pleurs seront encore nombreux dans les jours à venir , préparez les kleenex à l'aéroport !!!
C’est le grand jour,
nos effets repartent en France ;nos cartons sont faits, les emballages
numérotés. Nous avons tous stoqués dans la chambre de Pierre, car il y a une
bonne centaine de colis. On a beau être limités en cubage, il y a toujours
plein de choses à ramener. Ce n’est pas nécessairement les mêmes choses qu’en
venant, mais cela prend tout de même de la place.
A 8h, toute l’équipe
de Massida est présente et en moins de 30 minutes les cartons sont disposés
dans les caisses marines. Tout est rempli à bloc, il n’y a pas de trou
apparent.
Gaetan me fait
remplir les derniers documents pour le passage en douane, et nous voyions nos
malles partir ? Normalement, si tout se passe bien, elles devraient être
embarqué sur le bateau partant le 25 juin et arrivées sur Toulon d’ici fin
juillet. Du moins est-ce le calendrier optimiste qui nous est donné.
Une fois le camion
parti, la pièce vidée, le nettoyage peut commencer pour l’état des lieux final
de jeudi. Cela sent de plus en plus le départ définitif, même si je me refuse à
y croire. Pas facile de quitter une partie de vie, même si pour nous cette
expérience a été très brève, seulement 2 ans. J’imagine ce que cela doit être
pour ceux qui quitte un pâys après 5, 10 ou 15 ans !!! Bizarrement, il
m’est plus difficile de quitter Djibouti que Brest pour Toulon … Certainement
l’appréhension à retourner sur un lieu que l’on connaît, il n’y a pas l’attrait
de la découverte, de l’exotisme … Pour y remedier, il va me falloir faire
pousser palmiers et kékés, et élever mon troupeau de dromadaires !!! lol
Le compte à rebours du départ est presque fini , nous jouons les dernières heures à la maison. Les cartons sont finis, les peintures sont faites ainsi que les travaux demandés par le Bil et demain les déménageurs seront là pour embarquer nos effets personnels. Aussi nous faisons un dernier grand repas à la maison avec les amis; cela me permets de consommer le stock alimentaire avant de distribuer le reste soit à la femme de ménage soit au gardien.
Cela fait tout drole de recevoir sans la déco habituelle, seulement avec le minimum. Tout étant rangé ou presque il faut faire avec ce qu'il y a . La maison semble dépouillée de son âme, les murs sont nus, les étagères vides, la maison résonne un peu plus qu'il y a seulement 3 jours ... Cela fait tout drole. Les chambres des enfants paraissent nettement plus grande, vidées de leurs contenus, reste uniquement lit, bureau, armoire et valise de départ . Pas de superflus, pas de bibelots, pas de posters, les murs blancs ... cela fait très vide, très dépouillé. Nous retrouverons toute notre déco dans quelques semaines , mais dans d'autres lieux .Il ne sera pas dit que nous l'apprécions de la même manière, mais nous verrons bien .
Nous passons une bonne soirée tous ensemble , à se projeter sur les 12 mois à venir, sur les projets à construire, les étapes personnelles ou professionnelles à envisager . Ce sont de grands changements qui s'annoncent , de fait par le retour, mais aussi le changement de poste, ou bien d'établissement pour les enfants. Alain et Maria sont comme nous, ils retrouvent leur habitation, mais savent qui ne l'appréhenderont plus de la même manière. Dom n'aura que quelques mois à travailler avant d'entamer sa retraite officielle. Eric et Valerie devront d'ici Noel rechercher un poste vers Cherbourg pour le retour effectif en juin 2010. Cela va bouger pour tous !!! Alain va reprendre la mer, Maria ne sait pas encore si elle aura son poste dans l'ancien service qu'elle a quitté pour accompagner son conjoint , Bernard a un poste au Foyer du Marin, et moi je devrai confirmer mon agrément pour garder de nouveaux enfants ... C'est un redémarrage pour tous ... plein d'incertitudes et de questionnement. Mais en parler, se projeter permet de mieux l'appréhender , surtout autour d'une Chicha !!! d'une tournée de Get ou de Marie Brizard !!! LOL
Les enfants sont partagés, heureux de rentrer en France retrouver la famille et les amis, mais tristes de quitter cette ambiance particulière, ce rythme de vie africain, cette expérience du nomados hebdomadaire , des baignades au Héron, des collègues de Kessel et Dolto, des soirées Pizzas Bowling, etc... Catherine avait accepté très difficilement de quitter Gonfaron, il en est de même maintenant pour Djibouti. Elle serait prête à continuer d'autant plus qu'Alexandre y reste encore toute une année !!! Pierre ne montre pas trop ses sentiments; il est content de revoir la France mais déçu de laisser ses amis, surtout qu'il n'est pas sûr de les revoir puisque tout le monde est dispatché sur toute la France. Jean-Baptiste lui regrettera certainement les instants plongées, les sorties avec les copains , les heures de pêche en mer ... Quant à Quentin, il est peut être le seul à être heureux de rentrer , non pas qu'il n'est pas aimé Djibouti, mais il va pouvoir encore prendre l'avion, une fois de plus, ce qu'il aime par dessus tout . Je crois que avons de la graine d'aventurier en lui, toujours prêt à partir en ballade, à découvrir de nouveaux endroits... peut être un futur globe-trotteur en puissance !!!
Bernard est content de rentrer à n'en pas douter; il aura souffert pendant deux ans de la chaleur , des contraintes de son travail, des horaires à n'en plus finir, des contrariétés administratives et professionnelles à rallonge... il reconnait toutefois qu'il a passé d'excellents moments avec les amis, qui lui ont permis de souffler et de découvrir un autre Djibouti, que celui du boulot et des escales ...
Pour moi, je pense que vous l'avez compris, je rentre à reculons, m'étant totalement adaptée à la vie ici, au rythme, à la chaleur, à la culture... j'aurai bien échangé volontiers ma place pour toutes celles qui restent en ignorant le confort de vie que nous apporte Djibouti, même si ce n'est pas le top , même si il y a des difficultés, des soucis, des problèmes.. Mon passeport est prêt, et je repartirai très volontiers... l'avenir nous le confirmera ou pas... mais je reste sur une très positive expérience de deux ans de vie à l'étranger que je conseillerai à tout le monde ...
Comme nous arrivons sur la fin des sorties, et surtout sur le début des ventes de véhicules, nos escapades sur le territoire se finissent. Par sécurité nous n'allons pas loin, de façon à ne pas endommager les moteurs juste avant une éventuelle vente. Il serait dommage d'avoir un souci mécanique ou autre juste avant de cloturer le séjour.
Aussi nous avons décidé d'aller sur Arta estivage qui organise chaque mois une soirée dansante précédée d'un repas. C'est la première fois que nous le faisons, aussi lorsque nous appelons pour réserver toutes les chambres sont complètes, ne reste que les dortoirs... On est pas à cela prêt et optons pour cette solution , pour s'amuser encore une fois tous ensemble.
Nous prenons donc la route avec les amis habituels, Alain et Maria, Eric et Valerie, plus une amie de l'hopital de Valérie Roseline et sa fille. Nous roulons tranquillement mais nous apercevons rapidement que le petit 4*4 de la copine de Valerie a des soucis. Il n'avance plus et peine à grimper les cotes menant vers Weah. Nous décidons donc de le remorquer, mais fatalité ni nous ni Eric n'avons le matériel adéquat, car justement n'allant pas loin nous avons allègé au maximum les véhicules et n'avons pris que le strict nécessaire. Nous n'avons donc ni corde de remorquage, ni outils de dépannage. Nous arriverons tout de même , grace à du fil à linge trainant dans le coffre et une bande pansement à établir un cordon, pour remorquer le véhicule jusqu'à la route d'Arta. Nous subirons plusieurs cassage de corde, qui se racourcira petit à petit mais nous menera jusqu'à 5km du lieu de détente. Un coup de fil à Dom, en poste à Arta permettra d'obtenir les secours attendus ...
Nous arriverons suffisamment tot pour que les enfants profitent des joies de la baignade en piscine pendant plus d'une heure et demie, que nous prenions un bain de soleil dans les transats, avant d'installer chacun dans les dortoirs de 8 ; enfants d'un coté , adultes de l'autre ... Comme d'autres familles sont là, les ados se regroupent et échangent volontiers les places dans les dortoirs selon les affinités et copinages. Les plans établis sont ainsi vite chamboulés , mais nous retrouvons facilement notre marmaille ...
La soirée s'écoule facilement entre apéro en terrasse, repas en salle puis danses.. les enfants sont increvables, plutot excités que fatigués. Ils ne loupent aucun moment pour s'amuser et faire les pitres .L'ambiance est bonne enfant.
Le lendemain, nous pouvons profiter toute la journée de la piscine après un bon petit dejeuner servi au mess. Les enfants s'éclatent entre plongeon et jeux sous l'eau . Ils ne devraient pas faire de vieux os sur la route du retour , la voiture sera très calme . Arta Estivage est vraiment la destination familale de détente et relaxation car on a vraiment rien à faire à part buller, lire, nager, éventuellement faire une partie de tennis de table, de pétanque ou mini golf...Les plus courageux peuvent faire de la randonnée tout autour du site, mais c'est de la montagne, avec de jolis dénivellés . C'est repos assuré avec une température moins élevée qu'en ville, donc très agréable pour l'organisme .; C'est un bon plan lorsque on ne veut pas aller trop loin ou que l'on a des enfants en bas âges. Les places étant comptées il faut réserver en avance pour être sûr d'y passer un week end . Mais cela vaut le coup !!!
mardi 9 juin: repas départ
Dom et aicha à l’habesha
Plus le mois avance et plus nous faisons de repas en extérieur. Cette fois ci c'est Dom et Aicha qui organise la sortie; nous nous retrouvons au Tani pour l'apéritif puis allons vers la zone de l'aéroport, juste à coté d'allopizza, au restaurant éthiopien l'HABESHA . C'est un joli endroit, avec petit jardin ombragé, table dréssée avec nappe en coton éthiopien, statuette et poterie locale, musique d'ambiance éthiopienne bien sur, serveuse en tenue typique .. C'est très dépaysant et nous rappelle bien sur tous les bons moments passés en Ethiopie également. Aicha étant éthiopienne, il est normal, logique que nous allions tant un tel restaurant. Ce n'est pas la première fois, et nous apprécions beaucoup les plats présentés, en assiette locale et plat en terre ... Cela aussi c'est original, pas commun !!!
Avant d'entamer les plats, Eric et Valerie font la distribution des cadeaux pour chacun, avant le grand repas des partants. Moment émotion bien sûr, avec les cadeaux personnalisés, la petite touche amicale en souvenirs des grands moments passés ensemble sur Djibouti . Le panier déborde de papiers cadeaux , serviette de bain tatouée Djibouti, paréo, cigares, dessous de verres, statuettes... chacun sera gâté, que ce soit Alain et Maria, Dom et Aicha ou bien nous ...
Aicha a revetue une très belle tenue bleue argenté pour cette soirée particulière qui annonce son futur départ pour Addis Ababa , où elle retourne à la fin du mois. Dom veut qu'elle rentre chez elle avant son départ à lui . Le déménagement est déjà effectué, ses meubles sont déjà partis en caisse, par camion ; elle n'a gardé que quelques effets personnels, elle vit chez Asmara en attendant le départ du 25 juin . C'est aussi difficile pour elle, que pour nous de savoir que c'est la fin de nos sorties tous ensemble !!!
Nous profitons tout de même de l'excellente ambiance de la soirée, des fameux plats servis . En fin de repas, nous dégusterons même dans le patio, le café thiop, préparé devant nous, à même le sol. Le brulage de la graine de café, puis l'action de le moudre au pillon, la séance de la cafetière, etc... l'encens, les herbes... c'est un rituel difficile à traduire sans l'avoir vécu , sans être présent , les gestes sont aussi importants que les odeurs, les fumées ... l'ambiance, la musique . Essayez cela vous dépaysera .. à titre d'infos, pour les toulonnais il y a le Rastafari à Saint Jean du Var qui apporte les même saveurs !!!
A 23h tout le monde se quitte car demain il y a le boulot et à 5h il faudra être debout pour commencer une nouvelle journée trépidante . Je ramène Aicha chez elle avec la BJ, suivi de Bernard avec le 4*4, pendant que Dom rentre au foyer Marabout avec Eric et Valerie .
Jeudi 4 juin : repas
Santalpas de group pas electricité ni
clim :
Pour changer un peu,
ce soir nous avons décidé de manger au Santal, un restaurant de spécialités
indiennes et asiatiques. Il est situé en centre ville, à la sortie de la rue
des caisses. Nous le faisons découvrir à un collègue qui fait l’affreté.
Depuis plus d’un
mois, avec la montée des températures, chaque jour nous avons des coupures
d’électricité. Les groupes electrogènes doiventprendre le relais , le temps des coupures qui se font de plus en plus
longues… «(plus de 4h en moyenne quand ce n’est pas une demi journée dans
certains quartiers).
Bien que nous
soyions en plein centre ville, les pannes sont nombreuses également. C’est donc
à chacun, aux propriétaires des lieux de s’organiser pour faire fonctionner les groupes de secours. Pour ce
soir nous n’aurons pas de chance, nous subirons pendant le repas une grosse
panne ; ni le quartier ne reprendra, ni le groupe privé du restaurant.
Nous dinerons donc à la lumière du briquet ou de nos portables… ce sera une
première en 2 ans de territoire, de vivre un tel instant ; plus de lumière
bien sur, plus de climatisation, plus de ventilateur, plus de préparation, plus
de délivrance d’eau, car désorganisation totale des compresseurs … Les serveurs
auront du mal à distribuer bougies et lampes de secours aux tables, car en
cette veille de week end , le restaurant est plein…
Nous resterons plus
d’une demi heure dans le noir complet, à essayer de se rafraichir en se
ventillant avec éventail ou bout de papier, le temps que tout rentre dans
l’ordre… c’est cela aussiles aléas sur
Djibouti … Cela n’enlève rien de la qualité des mets servis au Santal, des
petits pains et galettes, riz épicés, viandes assaisonnées et petits légumes...
Dans la même quinzaine je vivrai la même aventure dans un autre resto, un autre quartier , celui du Héron au Melting Pot, une fois pour le repas de cloture de l'association de bus, et l'autre lors du repas du club Loisirs découverte ... C'est lié à la chaleur, mais surtout à l'insuffisance de débit de l'usine électrique face aux nouvelles constructions , des nouveaux quartiers haute technologie d'harasmous, le futur quartier américain; où toutes les maisons et immeubles ont les clims , ce qui accroit encore les besoins de la ville ... et donc les coupures et délestages dans les autres quartiers ... Les groupes personnels finissent par plus tourner , que la centrale ... Chaque propriétaire a donc une consommation accrue de gasoil pour alimenter les appareils électriques des maisons et villas ... Vivement l'accord pour les panneaux solaires et l'utilisation du thermique ... les volcans ne sont pas loin !!!
Comme nous avons
quelques jours devant nous, nous programmons avant notre départ de faire
découvrir à Bernard, le site de la foret du Day. Comme il n’a pas pu le faire
avec nous la dernière fois, ce sera notre dernière occasion d'y aller ..
Nous sommes l’équipe
habituelle , à prendre nos véhicules pour faire le trajet Weah, la route de
l’unité, le Goubet puis la piste du Day.
La chaleur est
impressionnante sur le trajet, surtout au niveau du Lac Assal, mais les
véhicules tiennent le coup et ne surchauffent pas.. c’est toujours la crainte
lors des sorties en cette période !!! les moteurs n’arrivent pas à se
refroidir, la canicule frappant tout le long de la route , avec des
températures plus qu’excessives…Après 3
heures de route, nous arrivons sur le campement, où chacun prend possession de
son toukoul, soit en couple, ou bien à 3 ou 4, par affinités. Là, les enfants
se répartissent en 2 huttes, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles .
La température est
nettement plus faible qu’en ville, on gagne facilement 10 degrés d’amplitude en
moins. Il fait tout de même plus de 35° et pour la première fois nous voyions
des cigales énormes sur tous les montants en bois. C’est impressionnant le
rafus qu’elles font . Les autochtones, nous apprennent que chaque année, elles
viennent à la même période.Cela fait
des dégats dans les cultures car elles mangent tout…
Le soir nous faisons
une veillée en jouant aux cartes et discutant de choses et d’autresaprès le repas typique, salade de crudités,
brochettes de viande/spaghettis sauce patate, salade de fruits …
Pour dormir
tranquille, les hommes ont faits un nettoyage des dortoirs pour éviter que les
bestioles ne passent sous les moustiquaires.. C’est toujours embetant d’être
réveiller en pleine nuit lorsqu’un insecte de plus de 7-8 cm se ballade sur
vous !!! bonjour les cris dans la nuit, les réveils en sursaut !!!
Le lendemain matin,
après un petit dej avec galette et miel, thé ou café chai oblige, la ballade
dans la foret fossilisée s’organise.Seuls les plus courageux chaussent baskets et tennis, pour les 3h de
ballade à travers les collines environnantes, avec vue sur le golfe de
Tadjourah, la maison du gouverneur mais aussi la maison du président et de son
champ de khat, production privée, bien gardée, avec mirador s’il vous plait ,
pour éviter tout vol, de la denrée précieuse importée chaque jour à pris d’or
d’Ethiopie ou du Yemen !!! Cette drogue puissante ahinile toute volonté chez celui qui la consomme.
En fin de matinée,
après la ballade, chacun range affaires et voitures et pense déjà au retour qui
s’effectuera dans l’après midi… Ces quelques heures passées loin de Djibouti
sont toujours appréciables, même si la route est parfois longue… mais cela
permet de faire une coupure et repartir en pleine forme pour la semaine
suivante.
Il est un rituel
pour les amis rentrants en France, de faire le dernier repas chez René et
Asmara, au Tana, près du 5ème RIAOM ou de la BA188. C’est un des
restos éthiopiens que nous pratiquons, avec le Kokeb et l’Habesha. On peut y
manger bien sur tous les plats ethiopiens mais aussi français, et même bretons
puisque depuis quelques semaines ils font des crêpes et des galettes,
excellentes , soit dit en passant !!
Rémi finit ce jour,
ses 4 ans à Djibouti, aussi est-ce avec émotions que nous prenons ce repas avec
lui.
Pas facile de
quitter les amis, c’est toujours poignant, vous vous rémémorez les bons
instants, les coups de gueule aussi,mais avec « Monsieur Rémi »!!! c’est encore plus
difficile. !!! Que dire de notre raleur du Tani, qui a toujours fait
avancer la machine, partager ses connaissances avec tous ,en toute simplicité,
convié tout le monde aux sorties, aux repas et nomados !!! C’est grace à
Rémi et Martine , que nous avons pris le
rythme 200 000 volts, de toujours faire des choses, ne jamais se reposer
nonchalament, que ce se soit à la plage, sur route, sur piste !!! jamais
de temps mort, toujours des projets en vue … des découvertes, des nouveaux
coins à explorer et partager !!!
Rémi et Martine ont passé 4 ans sur le territoire de Djibouti et ont vraiment visiter en long et en travers le territoire que ce soit en 4*4, en dromadaire avec la sortie de la caravane du sel, à travers l'oued Kalou, les marches au dessus de Randa à travers la foret de Bankoualé, la mangrove au dessus de Godoria et du phare du ras bir. Rémi aura été jusqu'au nord à Mouloullé. Il aura vraiment tout vu et nous aura permis de le découvrir avec lui et les amis . Nous ne comptons plus le nombre de sorties faites avec eux, les véhicules chargés au taquets pour établir un campement sauvage dans un nouveau lieu, un bel endroit, un site .... Les enfants ont passé d'excellentes plongée avec Rémi, suivant une tortue perroquet, chassant un calmar, découvrant une langouste, nageant avec une raie manta, etc... que de bons moments inoubliables...nos fameux repas grillades au milieu de nulle part, mais avec toasts camembert/andouillettes, saucisses de Briquebeck s'il vous plait, ou bien chili, bourguignon maison, confit etc... Nous avons bien profité, bien vécu, tous ensemble et regrettons seulement que cela ne se prolonge pas un petit peu plus.... c'est comme la pub des fingers, on pourrait pas les faire un tout petit peu plus long, les séjours en outre mer !!!! ??
Nous profitons de
ces dernieres heures pour revivre les bons moments, prendre des photos, mais
c’est déjà l’heure du pré embarquement et nous filons vers l’aéroport , à coté.
Embrassades, poste de douanes, guichet, embarquement ..Je me ferai même remarquer par la police à force de prendre des vues photographiques... L'un des agents me demandera même mon appareil, que je garderai en lui prouvant que ce n'est pas les lieux ou agents que je filme mais seulement les amis !!! ouf je ne suis pas passer loin des ennuis !!!
A bientôt à
Cherbourg Rémi, merci encore pour tous ces bons moments.