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Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)

Mardi 7 avril : PK12 , plage héron

 

Dans le cadre des activités Loisirs Découverte, je dois aujourd’hui amener un groupe au centre de malnutrition de PK12. j’y amène donc Camille et Quentin, ce qui leur fera découvrir le quartier de la banlieue de Balbala que nous traversons en voiture. Ce quartier s’étend de plus en plus à l’ouest de Djibouti, et les gens y vivent dans des bidonvilles malheureusement, se construisant de toles et de caisses, un semblant d’habitation, s’activant à avoir un toit pour chaque famille.

Myriam Martinelli, nous fera la présentation du centre de malnutrition et on pourra assister à la pesée d’un enfant , d’un nourrisson en détresse réelle. Chaque jour ici, sont alimentés et surveillés plusieurs dizaines de mères et nourrissons, de façon à canaliser la mortalité infantile liée au manquement. Difficile ici autant pour les mères que leurs enfants d’être correctement nourris quand ils n’ont pas de travail ni revenus. S’acheter de la farine et du riz est déjà problématique pour eux, alors faire de réels repas, c’est impossible…

Camille sera très étonnée de cette réalité et sera même choquée de la vie de ces personnes… cela fait partie malheureusement d’une grande partie de la population vivant sur Djibouti, seule une infime partie vit dans une maison en dure, a de la nourriture, un travail régulier…

Après cette matinée éprouvante, j’amenerai les filles Camille et Catherine , dans l’après midi à la plage du héron, ou elles papoteront tranquillement durant quelques heures entre quelques pages de lecture, de la saga  à la mode de stephenie Meyer, revelation, hesitation, transformation  … Ce sera aussi l'occasion de voir ce qu'est l'ilot du héron, l'enceinte de la base navale, ses plages, son centre de restauration, son magasin d'épicerie(PPI), son centre nautique, etc... notre quotidien finalement...

Ici à Djibouti, on est toujours entre deux mondes, celui de la dure réalité de la vie, et celui de la facilité et de la détente. On voit la pauvreté au quotidien qui cotoye le luxe et l'opulence... le sale et le propre, le culturel et le façonné guindé, le simple et le surfait... pas toujours facile de le vivre, soit on l'occulte par facilités, soit on en prend conscience et on essaie d'agir !! mais là aussi les barrières et les déconvenus sont quotidiennes, par incompréhension culturelle très souvent ...

j'espère que mes enfants et camille retireront plutard quelque chose de tout ceci, que cela leur aura ouvert l'esprit et surtout la conscience  sur la vie, les différents mondes ...

 

 


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Lundi 6 avril : apremidi collège, danse

 

A 9h, Camille et moi amenons Quentin à son bus  scolaire puis filons vers la Base aérienne au top gun prendre un jus de fruits sous la paillotte. Nous y croiserons Valerie Leguen rapidement . J’en profite pour échanger des livres à la bibliothèque, qui est juste à côté . c’est toujours agréable d’avoir un roman sous la main à lire à la plage ou à la piscine pendant que les enfants s’amusent.

Durant l’après midi, à l’avant-veille du carnaval de l’école, tous les enfants répètent leur spectacle, aussi camille aura l’occasion de passer toute la demi journée au collège, avec les amis de ses cousins. Ce sera l’occasion pour elle de rencontrer la faune sympathique qui entoure catherine, pierre et jean Baptiste… Elle assistera à toutes les répétitions durant ces quelques heures et pourra applaudir tout son saoul  les prouesses de chacun…  Ce sera un avant gôut du spectacle qui aura lieu mercredi matin. cela lui permet aussi de faire connaissance des amis des enfants, de mettre un visage sur les prénoms... et puis cela lui permet de souffler sur les ballades exploratives que je lui propose sans cesse. Etre avec sa tante cela peut être sympa mais c'est mieux les cousins !!! ha ha lol ...

Je me rattraperai demain avec la visite de PK12, le centre de malnutrition de Balbala....


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Djibouti- centre ville- Mariage Afar

 05-04-2009 -  Djibouti

Dimanche 5 avril : centre ville, jus de fruit SPA, Mariage Afar.

 

Comme les enfants ont classe jusqu’au 8 avril inclus, je profite des matinées seule avec Camille pour lui montrer différentes choses de notre vie quotidienne. Nous allons donc en ville en voiture, ce qui lui permet de voir que Djibouti est petit, à peine 15 km de long sur 3 de large. On a très vite fait le tour . Les magasins sont peu nombreux mis à part les minuscules boutiques  du centre ville (qui ressemnblent plus à des échoppes qu'à de vrais commerces) et surtout des caisses.

Pour cette matinée, comme j’ai des factures à régler et quelques achats à faire, je montre mon circuit habituel entre place Menelik, jus de fruits à Planète Holywood,marchands de tissus près des caisses, bijoutier chez Mamadou, derrière Daallo.

Après cette ballade pedestre , dans la chaleur et le bruit,nous nous octroyons une autre  pause jus de fruits au SPA, derrière le resto Mahradja. Camille découvre alors la décoration arabe, avec ses petites banquettes, voiles, et lumières tamisées… C’est très dépaysant et typique à la fois… nous y trouvons même tapîs, parfum et boucles d’oreilles… 

 

Pour l’après midi, vers 16 h j’amène Camille et Quentin à une séance expliquant le mariage Afar. Ce sont des jeunes femmes de l’association Atuyoo Fan,dans le batiment en face de Nougaprix, qui nous montrent les danses et les chants accompagnants le rituel du mariage. C’est un peu comme l’enterrement de jeune fille chez nous, ou tout le monde danse, mange avant que les futurs époux se retrouvent.  Nous aurons l’occasion de prendre de multiples photos et vidéos ..Quentin profitera de l'instant pour jouer du Djembé et faire le pitre avec les parures tissées en perle .. il hésitera tout de même à danser et chanter avec les demoiselles.

 Nous goûterons également pain et friandises locales, samboussas et damiens, nougat et gelée  … sans oublier le thé Chai, toujours aussi sucré, mais tellement parfumé avec la cardamone, les clous de girofle et la cannelle...

A la fin de la séance, camille se fera faire un tatouage au hénné, puisque rituellement , les femmes ici, se parent de dessins sur les mains, les pieds, les chevilles, lors des grandes fêtes familiales… Le dessin est effectué avec une encre à base de hénné noir, à main levée, ce qui demande dextérité et savoir faire… Cela ne tient qu'environ 15 jours 3 semaines.. cela permet d'en changer régulièrement....

Demain Camille passera une grande partie de la journée au lycée avec ses cousins ...

 

 


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Samedi 4 avril arrivée Camille ; aéroport, pt dej sables blancs, piscine de la 13, resto Tana

 

 

Aujourd’hui est un jour particulier, car nous allons chercher Camille, notre nièce à l’aéroport de Djibouti ; elle nous rejoint pour 15 jours de vacances. Elle vient de quitter Brest toute seule pour nous retrouver ainsi que ses cousins cousines.

Nous allons profiter de ces quelques jours pour lui faire découvrir le territoire sus tous les angles. Vous allez donc revisiter encore une fois les plaines et vallées arides de notre coin perdu en textes et photos…

7h30 arrivée du vol d’Air France à Djibouti sans problème, ponctuel. Camille nous est amenée en main propre par une charmante hotesse de l’air qui se chargera également de remplir son visa et de le régler au douanier de service. ( là surprise les tarifs ont augmenté du double, cela passe de 5000 à 10000dj au dela de 8 jours de territoire ). 

 Après avoir récupéré les bagages nous passons rapidement à la maison pour que Camille découvre le lieu, se change, enfile quelques choses de plus léger qu'un jean et une chemise polaire … he oui, il fait chaud plus de 35°, le choc thermique est brutal quand vous arrivez de Bretagne où il ne fait que 15° actuellement…

Après une petite pause embrassade nous filons rejoindre les amis près de Nougaprix, à la caféteria des Sables blancs pour prendre un petit déjeuner local, café ou thé, un jus de fruits frais, une omelette , de la petite viande ou encore une assiette de foie … première surprise pour Camille de ce contact africain … adieu croissants, petits pains, viennoiseries... Ne cherchez pas le Nutela, il n'y en aura pas aujourd'hui...

A la sortie , Bernard nous quitte pour s’occuper de ses commandes bateaux, et j’en profite pour déambuler en ville en voiture, montrer les grands axes à notre filleule… Le dépaysement visuel et olfactif est total pour elle, en plus de la chaleur…Comme il a plu ces derniers jours, les rues sont sales et odorantes, cela peut etre choquant quand on arrive de métropole, ensuite on s’y fait, et on y prend même plus garde.. .Les rues sont encore pleine d'eau, tout n'est pas évacué, ni nettoyé . 

En fin de matinée  nous récupérons les collégiens au Lycée Kessel. Les cousins cousines sont heureux de se retrouver et échangent multiples idées et phrases, explications sur ce qu’ils vivent ici depuis 18 mois… Camille sera ébahie plus d’une fois ou encore étonnée ou même écoeurée.

Après avoir récupérer Quentin à son bus scolaire, tout le monde se retrouve donc à la maison pour le repas. Camille en profite pour faire la distribution des cadeaux à la mode bretonne. Merci Seb et Valerie et Fanny. Cela nous touche beaucoup… vivement cet été qu’on se revoit !!!

En milieu d’après midi , pour rafraichir tout le monde, nous allons à la piscine de la 13ème DBLE. Tout le monde apprécie de jouer et s’éclate entre plongeon et longueurs…

Nous finirons tous la soirée au Tana, au restaurant Ethiopien de René et Asmara, à coté de chez nous, avec les amis habituels. Ce sera le repas de départ de rémi pour 3 semaines de congés en france, les dernbières avant le retour définitif en juin....4 ans ici, c'est pas mal comme score; il connait tout le monde et est justement apprécié de ses amis .. (bisous à Martine qui sera heureuse de le retrouver après toutes ces semaines d'attente à Cherbourg). 

Après un timing si chargé vous comprenez mieux peut être que nos journées et semaines défilent sans que l'on s'ennuie ou voit seulement le calendrier défilé ... 

Encore quelques semaines avant que nous ne retrouvions le rythme français et passions notre temps à vous saouler de nos aventures ... 

Bises 

  

 

 


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djibouti- week end arta estivage

 02-04-2009 -  Djibouti

2/3 avril week end à arta estivage avec le Tani :

Comme les températures commencent sérieusement à grimper en ville, nous avons décidés d’aller nous rafraîchir entre amis à arta estivage. Nous quittons donc la ville en début d’après midi jeudi et arrivons un peu avant 16 h au camp. Une fois notre installation faite dans les studios nous pouvons profiter des eaux encore fraîches de la piscine, ou musarder en lisant à coté. Les enfants apprécient ses moments où ils sont libres d’aller et venir entre aire de jeux, piscine, salle TV , table ping pong et autre puisque le camp est fermé…

Pour les épouses, Arta Estivage est un vrai moment de détente, car nous n'avons absolument rien à faire, même pas la cuisine. nous pouvons nous détendre comme les hommes au bord de la piscine, prendre un verre au bar, nous faire servir tranquillement à manger au restaurant.. C'est appréciable une fois de temps en temps plutot que de cuisiner sur un feu de camp ou un réchaud lors d'un nomado sauvage !!! Là on profite, les doigts de pieds en éventail, le verre à la main !!! ce n'est pas Maria ou Valérie qui me contrediront !!! c'est détente d'abord !! au moins nos bouquins avancent -ils un peu ou les colliers et bracelets de perles pour les artistes !!!

Après un nuit pluvieuse, nous avons le droit à une matinée pleine de brouillard ; il n’y aura donc pas de piscine ; à la place nous nous installerons au bar pour faire une partie de belote acharnée pendant que les enfants se font un yam’s ou regardent un DVD… Nous voulions le frais nous l’avons eu ; cela est appréciable et très reposant de ressentir le froid… les garçons après le repas, se feront même un tournoi de ping pong à la grande joie de Pierre qui y participe…

En milieu d’après midi , comme le brouillard ne se lève toujours pas , nous rentrons tranquillement sur Djibouti et retrouvons dès la mi descente visibilité mais surtout chaleur…. Il faudra attendre les prochaines sorties pour se rafraichir de nouveau …


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Djibouti Nuit à Arta Plage

 05-03-2009 -  Djibouti

5 6 mars nuit à Arta Plage :

 

 

Comme cela fait presque un mois que nous n’avons pas fait de nomados, nous partons de bonne heure jeudi, pour rejoindre Arta plage avant la nuit. Nous serons la même équipe qu’habituellement, à savoir le Tani au grand complet, plus Alain et Maria ainsi que Magali et Fabrice. Tout le monde ne partira pas ensemble, à cause des horaires de boulot, mais on se rejoindra sur la plage, pour l’installation du campement.

Nous quittons donc Djibouti vers 14h30, passons par L’estivage d’Arta, ce qui nous permet d’emprunter la piste des mariés. Les paysages diffèrent cette fois ci, car tout est verdoyant, on pourrait se croire en Ethiopie ou bien en Auvergne !!! cela fait du bien de voir de la verdure à la place des cailloux !!!

Quand nous arrivons sur Arta plage, nous avons la surprise de voir une plage déserte, mis à part un seul véhicule. Nous serons les seuls durant tout le week end , à profiter de ce lieu. Les garçons en profiteront pleinement entre plongée et partie de pétanque…

Le jeudi soir, Valerie nous propose Langue de b½uf riz et le lendemain au menu, il y aura confit de canard pommes de terre rissolées proposé par Fabi, avec en apéritif, tartines grillées camembert andouille amené et proposé par Rémi !!! Oui oui, on passe d’excellents moments gustatifs loin de la France . On ne renie aucune région et profitons allègrement dès que nous le pouvons. Je sais qu’il y en a qui salive en se rappelant tous les bons moments précédemment partagés. Je ne parle même pas des gateaux maisons et autres petites gâteries digestives servies pour ne pas faire déprimer ceux qui ne sont plus là.

 

 

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous rentrons vendredi après midi ; mais ce qui est inhabituel, c’est que Dom et Rémi m’autorisent à conduire la BJ, et à mener la course de retour en tête en passant de nouveau par la piste des mariés. J’avoue avoir passé un excellent moment , à contrôler ce véhicule vieux d’une trentaine d’année mais plus performant que les nouveaux 4*4 de luxe, que nous avons doublé si facilement. On peut dire de la BJ qu’elle a de l’accroche, du répondant et qu’elle grimpe aux arbres comme qui rigole !!! C’est vraiment un régal de faire des sorties sur piste avec un tel véhicule, avec en plus Rémi comme co-pilote. Il serait dommage de louper de tels instants de bonheur surtout quand il n’y a personne devant…. Je suis prête pour retenter l’aventure et faire un rallye des gazelles automobiles ….

 

Il ne me sera pas facile de trouver des pistes 4*4 où rouler librement en France, alors autant s’éclater ici avec les amis, tant qu’on le peut.

 

A bientôt  

 


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Djibouti Oued Kalou Lac Assal

 25-02-2009 -  Djibouti

Le Lac ASSAL 25 février 2009

 

 

Le Lac Assal est un lieu unique au monde : une vaste dépression à cent cinquante mètres au-dessous du niveau de la mer (à peine distante de quelques kilomètres). Toute la partie ouest est formée d'un grand croissant de sel qui a plus de soixante mètres d'épaisseur. L'eau du lac est très salée et la vie y est presque absente. Des volcans dont la lave borde le lac sont situés dans la partie est et l'on trouve une source d'eau chaude à proximité. Les Afars opposent le lac Assal au Ghoubet : le premier est le lac blanc et lumineux (ado bad) et le second est le lac sombre et obscur (data bad). Le sel (qasbo) est extrait de l'énorme saline (dageyan) depuis des siècles, il est emporté à dos de chameau jusqu'aux contreforts des montagnes d'Ethiopie, puis ce sont des caravanes d'ânes qui le conduisent plus loin sur les hauteurs. Le sel a deux usages : La consommation mais aussi l'échange. Pendant longtemps, en effet, le sel a servi de monnaie, il était alors présenté sous forme de barres avec une forme spéciale (amole). Cette pratique a disparu avec la généralisation des pièces d'argent et d'or puis avec la monnaie en billets. Le lac Assal fait partie du territoire des Assayammara de Tadjourah. En 1866, les Afars d'Awasa prétendirent s'en emparer et ils brûlèrent Tadjourah. Mais peu après les Assayamara reprirent possession du lac Assal, dont ils sont traditionnellement les maîtres. L'idée d'exploiter industriellement le sel est ancienne. Rimbaud en parle mais pense la chose impossible car il aurait fallu convoyer le sel vers le Ghoubet, ce qui nécessitait selon lui la construction d'un petit chemin de fer (decauville), impossible à réaliser à l'époque.
Au début de la période coloniale, vers 1886, un Français prit une concession pour l'exploitation de sel, mais rien ne fut entrepris. La Côte Française des Somalis produira beaucoup de sel, mais à Djibouti où seront installées des salines extrayant le sel de mer. La première exploitation démarre avec Le Fay en 1899 et sera poursuivie par la Compagnie des Salines créée en 1910. Elle se développera au fil des années et connaîtra un essor considérable puisque la production atteindra plusieurs milliers de tonnes par an. Les salines de Djibouti, concurrencées par celles d'Assal et privées des marchés d'extrême orient , fermeront leurs portes en 1961. Deux éléments récents vont transformer la situation du lac Assal. D'abord, son accessibilité. Pendant longtemps, il n'y avait qu'un sentier caravanier qui faisait de l'étape du lac Assal un moment très difficile et brûlant. D'où les descriptions les plus " infernales " qu'en firent les premiers voyageurs européens et dont l'écrivain Joseph Kessel, qui y vint en 1930, se fait encore l'écho. Une piste tracée pendant la période coloniale permit de joindre Djibouti au nord du pays, mais elle restait fort rocailleuse et comme elle évitait le lac, elle rendait la randonnée longue et ardue. Le lieu restait donc peu fréquenté. La création de la route goudronnée, dit de l'Unité, en 1986, a complètement changé la situation. Une bretelle d'une quinzaine de kilomètres, raccordée à la route principale, place le lac Assal à une centaine de kilomètres de Djibouti, c'est-à-dire, à moins de deux heures pour n'importe quelle voiture légère.Le lac Assal est ainsi devenu un site touristique exceptionnel et d'une grande beauté que tous les étrangers européens se plaisent à admirer. D'autre part, les relations tendues entre l'Ethiopie et l'Erythrée indépendante (1995) viennent de redonner à la République de Djibouti un rôle vital pour l'approvisionnement et les débouchés maritimes de l'Ethiopie. La question du sel a également pris une urgence jusque-là méconnue et les djiboutiens ont donc recemment décidé d'exploiter industriellement le sel. Sur la belle étendue salée qui faisait rêver les touristes, se bousculent désormais bulldozers, camions et des centaines de travailleurs remplissant des milliers de sacs de sel entassés sur toute l'étendue de la saline. Ainsi la route a eu un effet inattendu : elle a rendu possible l'accès à ce lieu jusque-là peu accessible et maintenant exploitable. A l'exploitation artisanale et séculaire du sel fait suite désormais une exploitation semi-industrielle qui a bien sûr totalement transformé le site. Les touristes regrettent ce changement et les écologistes s'interrogent sur les conséquences futures de cette extraction massive de sel qui rompt un certain équilibre naturel. Le point de vue des exploitants et des travailleurs n'est, pour l'instant, pas du tout le même.

 

 

 


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24 25 fevrier traversée de l’oued kalou derrière les chameliers.

 

Sue les conseils de Martine et Kathy, qui l’avaient fait l’année dernière et m’avait dit de m’y inscrire absolument, je me suis enfin  libérée pour  la randonnée de l’oued Kalou, où l’on suit pendant 2 jours une caravane de dromadaires.

Nadine et Max ont organisé cette sortie pour Loisirs Découverte, au départ de la Base aérienne, où des taxis brousses viennent nous prendre. A 8h30 nous chargeons les affaires, lits picots, glacières et sacs duvets et autres effets. Nous serons 8 personnes par véhicules , plus chauffeur et guides. Je partagerai la banquette avec des copines d’astrologie… cela permet de papoter pendant les 2h de trajet avant de rallier le point où nous attendent les dromadaires et les chameliers. Nous y arrivons peu avant midi, où nous pique-niquerons tranquillement sous un acacia.

Vers 15h , chargement des bêtes et début de la rando de 2 jours pour rallier le lac assal, à travers le massif montagneux, en suivant le lit de la rivière asséchée, l’Oued Kalou. Nous marchons tranquillement en suivant le pas nonchalant des dromadaires. Les paysages sont diversifiés, entre le coté rocheux puis sablonneux, ou encore calcaire et volcanique…. C’est de la géologie à ciel ouvert qui nous ai proposé.. Nous verrons même des dessins rupestres sur certaines roches..

Vers 18h nous arrivons au point de campement et les animaux sont déchargés pour que nous installions nos lits pour la nuit. Pendant ce temps les hommes préparent le repas du soir, à savoir une tagine . Ils s’installent difficilement à l’abri du vent, et font mijoter un repas en direct. Les nattes étant installés au sol, nous mangerons assises par terre et partagerons le repas, qui se finira avec chants et danses traditionnelles.

Pour certaines, c’est leur première nuit à la belle étoile, et elles sont étonnées des bruits ambiants, entre les chameaux, les oiseaux et autres bestioles vivants autour. Le réveil se fera à l’aube, au lever du soleil. Après le déjeuner traditionnel, thé chai et galettes confiture ou miel, nous plions le camp, rangeons le matériel, rechargeons les dromadaires, et laissons place nette pour reprendre la marche vers le Lac Assal que nous devons atteindre en milieu d’après midi après seulement 8 kilomètres de marche dans le labyrinthe de roches….

 

 

Habituellement il est prévu de faire une halte d’une heure en milieu de matinée dans une retenue d’eau. Cela ne sera pas le cas car il n’y a plus assez d’eau pour faire trempette, mais un peu trop pour le passage des bêtes. Les chameliers passeront un long moment pour combler avec des pierres ce passage délicat. Au bout d’une heure, ils arriveront à faire passer le plus jeune dromadaire devant en toute insouciance, pour que les autres suivent sans problème !!!

Nous arriverons donc plus tôt au lieu de campement du midi, ce qui permettra à chacun de se désaltérer, papoter où se reposer. Pour midi, il nous sera proposer des brochettes de Mérou à la sauce moutarde, excellentes avec des spaghettis sauce patate ( les habitués savent que c’est une sauce tomates oignons avec quelques pommes de terre dedans) !!!

A l’ombre, le long d’un décrochage montagneux, nous attendrons le feu vert des chameliers pour reprendre la marche, vers 15h ; nous marcherons encore deux bonnes heures avant d’atteindre en hauteur une vue magnifique sur le Lac assal . Rien que pour cette vue, la rando de l’oued kalou est à faire. Vous apercevez le lac et son étendue blanche à perte de vue. Nous mettrons une bonne heure pour traverser l’étendue salée et rejoindre les taxis brousses qui nous ramèneront en un peu plus de 3h sur Djibouti.

C’est un excellent plan que de faire cette marche à la suite des dromadaires et je la conseillerai à tout le monde, car il n’y a pas de difficultés majeures.

 


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Djibouti Yemen visite de Whadi Dhar

 19-02-2009 -  Djibouti

Journée 3 : Whadi Dhar, le palais du sultan

 

Dernière journée au Yemen, mais nous profitons tout de même de cette belle et agréable journée pour nous diriger vers le site de Whadi Dar, le palais du Sultan construit sur le roc. Nous traversons Sanaa, passons devant la grande mosquée puis quittons la plaine pour nous diriger vers l’arrière pays.

Nous nous arrêtons sur un à pic, avec une vue merveilleuse sur Whadi dhar, lieu de repos de l’ancien Sultan. Nous y croisons plusieurs personnes, un gamin se faisant appeler Harry Potter, vendant aux touristes de multiples articles. Nous sommes également accostés par un fauconnier. Nous prendrons quelques photos avec lui et son animal fétiche qui à défaut de lui apporter de menus mets, lui apporte l’argent des voyageurs…. Sur ce même site nous croiserons une vieille femme en habit typique, qui prendra plaisir à être filmer ou photographier …. Les hommes comme les femmes aiment poser, et tout le monde en profite. Tout au long de ce voyage, nous aurons eu l’occasion de faire de magnifiques portraits du quotidien… Les Yéménites ont très abordables et discutent facilement, ils ne sont pas farouches et s’intéressent foncièrement aux gens sans en attendre l’aumône, ce qui nous change énormément de Djibouti…

Nous continuons notre périple vers le palais de Whadi dhar et arrivons au moment de la vente du Quat, l’herbe stupéfiante, en culture et vente libre ici… Tout le monde cultive cet arbuste qui s’exporte partout dans la corne d’Afrique te l’Arabie.. Nous assistons au lavage des branches, puis le troc ou la vente du fameux produits, qui permet de rester éveiller, vous donne l’illusion de réfléchir mieux et plus rapidement.. Ceux qui l’ont goûté vous dit que cela est très amer, a le goût de la chlorophylle …Pas tenté nous continuons notre chemin, et nous dirigeons vers le roc pour faire la visite de ce magnifique palais. Il a été merveilleusement restauré et montre bien la vie quotidienne des personnes  dans ce lieu.

 

Les personnes sont nombreuses à visiter ce lieu , des familles entières découvrent ce site … Nous faisons comme eux, cheminons de pièces en pièces, d’étage en étage jusqu’à la terrasse du toit. Nous découvrons les cuisines, le puits, les chambres et salle de bain, avec eau courante et toilettes privatives, les salons de méditations, les salles de réceptions…. Certaines pièces sont vides, d’autres aménagées avec des meubles, d’autres seulement avec des photos… C’est très bien fait, car cela permet de restituer l’ambiance du temps passé et de se questionner ….

Nous y passons un très agréable moment puis retournons en début d’après midi sur Sanaa pour déjeuner dans un restaurant local mais dans une salle  VIP . Nous y rencontrons  des notables de la ville, qui nous explique leur rôle dans la société, leur envie d’ouvrir leur pays à encore plus de commerce avec l’extérieur….

Après un bref passage à l’hôtel, nous retournons une dernière fois dans le souk pour parfaire nos achats, prendre le pouls de cette ville enchanteresse encore une fois, avant de retourner sur Djibouti et sa chaleur. Ici, sur Sanaa il y a dix degrés en moins, car la vielle est située à 2300 mètres d’altitude ; il fait moins chaud mais l’atmosphère est beaucoup plus sèche. Nous nous en somme rendu compte dès la première journée, alors que nous n’arrêtions pas de boire notre bouteille d’eau, pensant ingénument que c’était dû aux épices du premier repas … mais non, force fut de constater les jours suivants que c’était  bien l’atmosphère qui était  très sèche et vous déshydratait très rapidement. Nous avions les lèvres gercées, la peau ridée et desquamée en peu de temps…

Notre passage ici bien que bref nous a montré encore une facette merveilleuse et agréable  du monde, de l’orient… Aventure à refaire et surtout à essayer pour ceux et celles qui le souhaitent. Je garde les coordonnées sous le coude , au cas où !!!

Bonne semaine à tous, en espérant que vous allez bien en attendant de se retrouver d’ici l’été.

 

 


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Journée 2 : Ballade vers Beits Dawns puis Souk.

 

 Après le petit déjeuner frugal pris à l’hôtel, Hassan nous propose de nous mener hors de la ville, pour découvrir le relief autour de Sanaa. Sanaa étant situé en plaine mais à plus de 2200 mètres d’altitude, elle est entourée de montagnes. Le paysage  est rustique. Nous traversons donc la banlieue de Sanaa vers l’ouest, qui est en extension constante, où nous voyons de grandes et belles constructions diverses.

Sur une colline nous découvrons  les ruines d’un ancien village en pierres taillées, de couleur ocre. Cet endroit a été quitté par les villageois, à la recherche de travail, qui ont rejoint la ville et son modernisme ; car ici, pas d’eau courante ni électricité, seulement la volonté de survivre .

Nous croisons des jeunes femmes qui remontent sur leur dos, des bidons d’eau puisés dans la réserve, et qui leur permettra de laver et cuisiner. Nous sommes d’ailleurs invité cordialement par des fillettes à venir voir leur intérieur. Ils sont très fiers de nous montrer leur aménagement, leur cuisine, où chauffe le repas, le salon avec coussins et tapis, une chambre… Nous passons quelques instants avec les enfants dans les ruelles avant de nous diriger de nouveau vers la capitale, à la recherche d’une carte SD photos pour Béa, car la sienne arrive à saturation.  J’en profite pour connaître les prix des appareils photos avec zoom *10 mais ici ils sont inabordables à plus de 300 dollars pièce… Cela attendra ! Nous nous arrêtons également dans les bijouteries, pour voir bracelets et colliers en argent, car ici le tarif est très abordable. Chacune de nous y trouve son bonheur, achetant gourmette ou chaîne, parure ou boucles d’oreilles… Les boutiques nombreuses et variées sont autant de tentations pour nous qui redécouvrons la joie du shopping après ces semaines d’abstinence du au peu de magasins de Djibouti…

Le midi nous mangeons un poulet grillé dans un petit resto en centre ville. L’ambiance y est sympathique. Chacun s’installe à table après s’être lavé les mains, puis attend qu’un serveur dispose une nappe papier, apporte le poulet et sa galette servie à même la table. La cuisson avec les épices , permet de savourer une chair délicieuse . Plutôt que de retourner à l’hôtel pour une pause, nous demandons à Hassan de nous mener dans un café tenus par des européens et où sont servis petits gâteaux et excellents Café latte. Béa et moi y dégustons d’agréables sucreries avant de reprendre nos achats dans le souk de la vieille ville.

Ayant vus les tarifs pratiqués la veille dans certaines boutiques nous sommes plus à l’aise pour marchander, essayer d’obtenir de meilleurs tarifs. Nous traversons le quartier des tapis persans ; nous en voyions de superbes… mais difficile de les ramener dans la valise vu le poids. Les meubles en bois sont également intéressants, mais là aussi , il faudrait connaître un transitaire pour pouvoir ramener de superbes objets , tables, coffres ou paravents….

Pour la fin d’après midi nous avioons prévus de nous faire un hammann, mais nous nous sommes laissés dépasser par notre engouement pour la flânerie shopping et avons laissés passés l’heure .  nous nous consolerons en nous faisant une soirée chicha après le repas de fèves pris dans une échoppe toute petite.

En traversant la vielle cité, nous rencontrons au détour d’une rue, un spectacle particulier. Un dromadaire éxécutant le broyage des graines de sésame pour en faire une huile vendue très chère. L’animal , rendu aveugle par un masque pour ne pas perdre l’équilibre, tourne toute la journée autour de la meule.  Au moment où nous l’avons photographier, son maître faisait une pause pour mâcher le quat, et nous avons été étonnés de le voir partager le branchage fini avec lui. Cette herbe est aussi un dynamisant …

 


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Djibouti- Yemen Découverte de Sanaa

 17-02-2009 -  Djibouti

17 18 19 février  Djibouti Sanaa le Yemen entre filles pendant 3 jours :

 

1ère journée Sanna Ville

 

ce voyage  a été décidé en dernières minutes avec une copine Béa. Normalement nous avions prévu de partir en famille sur l’île de Madagascar, mais vu les évènements sanglants, les émeutes, tout cela  a été annulé. Aussi , Béa m’a proposé d’aller au Yémen avec elle pendant 3 jours. Nous avons donc acheté nos billets d’avion la veille du départ à l’agence Air Yemenia, pris des vêtements couvrants, l’abaya noire pour respecter les coutumes locales où les femmes sont entièrement couvertes.

Nous avons donc pris notre vol Djibouti-Sanaa le mardi matin , laissant seuls nos maris et nos enfants. Le vol n’est que d’une heure, mais nous avons passé autant de temps sinon plus entre la délivrance des visas et l’attente des bagages …

 Arrivés à Sanaa notre chauffeur Hassan nous attendait. Il nous a amené à l’agence pour que nous réglions nos frais de location de véhicule et d’hôtel. Ensuite il nous a amené à une banque pour faire le change… Le rial a à peu près la même valeur que le franc Djiboutien à savoir 250 rials pour 1 euros.

Ce qui surprend le plus quand on arrive en ville, c’est la circulation et le bruit. C’est la capitale et c’est grandiose ; il y a énormément de circulation, chacun roule au klaxon, joue des écarts , force le passage, une vraie conduite parisienne !!!! Hassan nous a ensuite amené vers la vieille ville où se situe notre hôtel, le Golden Daar . L’architecture de la ville est étonnante, de vieilles pierres et de jolies maçonneries, des fenêtres parées de dessins blancs, mettant en valeur chacune des constructions.

A l’hôtel, nous choisissons selon l’avis d’un  guide touristique, la chambre du 6ème étage, celle tout en haut, avec vue magnifique sur la ville. Cette pièce toute simple, avec seulement 2 lits, se mérite, car pour l’atteindre il faut gravir les 6 étages, par un escalier de pierre relativement étroit, mais surtout des marches inégales, qui vous coupent jambes et souffle !!!

Valises déposées, le guide Hassan nous fait traverser la ville vers un petit marché aux poissons . Nous y choisissons notre met que nous irons faire griller en face, dans un restaurant et mangerons à la mode yéménite, bien épicé, mais surtout manger avec les doigts et la galette. Très très bon, le poisson … ensuite, nous irons prendre un café et une assiette de pâtisserie dans une petite boutique, uniquement visité par des hommes, comme beaucoup d’endroits où nous passerons.

En milieu d’après midi, nous rejoignons le souk et commençons à cheminer tranquillement à travers les ruelles multiples, pleines de gens et de divers marchands. Comme dans beaucoup d’endroits, les ventes se font par quartiers, dans un endroit les textiles, dans un autres les épices, ou bien les Djambiyas, poignard local porté fièrement par tous les yéménites… Nous déambulons pendant quelques heures, ravies de voir des produits à profusion mais surtout dans cette ambiance où les gens vous sourient, vous accueillent sans rien quémander ou harceler…. Les yéménites sont de tempéraments tranquilles , serviables et conviviales. Nous ne résistons pas et achetons avec plaisir pachmina (écharpe de coton) , tapis patchwork indien, fouta ou sarong, etc…

Vers 20h, après cette déambulation active, Hassan nous ménera manger de la viande grillée avec petits légumes, toujours accompagné de la fameuse galette.. En boisson, thé chai avec lait , ce qui est change du café infect de Djibouti. Après un dernier petit tour en ville, sous les lumières des lampadaires, nous voyons Sanaa illuminée, de toute beauté. Image que nous reverrons encore, du haut de notre chambre, tout le long du séjour.


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Djibouti Obock et phare du Raz Bir

 11-02-2009 -  Djibouti

Week end à Obock et Ras Bir les 11,12 et 13 février

 

 Profitant d’un week end à rallonge, nous partons avec les amis habituels du Tani plus Alain et Maria, ainsi que Fabrice et Magali, tout d’abord pour établir notre campement à Ras ali, et pousser jusqu’à Obock le lendemain.

Nous quittons Djibouti vers 14h et roulons tranquillement vers Tadjourah , de façon à pouvoir monter notre camp avant la nuit. Ce qui sera fait, car nous nous installons dès 17h ; bache anti chaleur installée, nous dressons tables et lits, pour profiter pleinement de ces instants conviviaux où chacun raconte son quotidien ici. Comme d’habitude, nous croulons sous les denrées apportées et préparées par chacun. Ce n’est pas encore cette semaine que le régime sera profitable !!!

Après une nuit tranquille à Ras Ali, les plus courageux vont nager à la plage adjacente des sables blancs, avant de prendre la route d’Obock, que nous traverserons avant midi. C’est une ville , ou plutot un grand village avec des maisons blanches, construites sur le front de mer.

 

Le nom d'Obock est d'origine arabe et désigne la partie terminale du delta de l'oued. Mais les Afars appellent la ville Hayyu. Ce vocable vient, semble-t-il, d'un mot signifiant " rassasier " et rappellerait qu'à l'origine la côte aurait disposé d'une abondante végétation qui permettait de nourrir les chameaux pendant toute l'année. La végétation a disparu mais le nom garderait mémoire de cet état passé. Obock est lié à l'installation coloniale française. Acheté en 1862 par la France, le site est quelque peu oublié pendant vingt ans jusque dans les années 1880. A cette époque, la fermeture par les Anglais du port d'Aden aux bateaux français lors de la guerre d'extrême Orient sera le signe du début de l'installation effective à Obock qui deviendra un port de ravitaillement en charbon et en vivres. L'administration coloniale s'établira avec Lagarde, le premier gouverneur, et il faut rappeler qu'avant de s'appeler " Côte française des Somalis ", la colonie s'est appelée " Obock et ses dépendances ". La création du poste attirera des populations et l'on verra apparaître les entrepôts des compagnies maritimes, les premières écoles missionnaires et même un pénitencier. C'est donc à partir d'Obock que s'est effectuée l'extension de la colonie dans un jeu complexe par des traités de protectorat avec les populations autochtones et des accords avec les puissances locales (Ethiopie) et coloniales (Angleterre, Italie).C'est le même Lagarde qui décidera d'abandonner Obock pour Djibouti dans les années 1890, le port d'Obock étant jugé peu commode pour l'accès des bateaux. Le développement de la ville en subit les contrecoups immédiats et tombera pendant longtemps dans une sorte de somnolence. La pêche est pratiquée à Obock probablement plus qu'à aucun autre endroit du pays. Une coopérative des pêcheurs y a fonctionné et à même permis, pendant un certain temps, d'exporter du poisson.

 

Après avoir traversée Obock, nous nous dirigeons vers le campement du Ras Bir ; mais là nous attend une première surprise, il y a un point de passage fermé, surveillé par les militaires. Nous ne pouvons pas passé si nous n’avons pas d’autorisations du commandant djiboutien du commissariat d’Obock. J’appelle donc notre guide, qui a retenu les places pour nous. Je lui indique que nous sommes bloqués à seulement 5km du campement mais que les militaires ne veulent pas nous laisser passer, nos 4 véhicules et les 20 personnes que nous sommes. A lui de faire le nécessaire, pour que quelqu’un du campement viennent nous chercher, sinon nous sommes prêts à monter notre camp là, sur place… Dans la demi-heure, un responsable du camp, vient nous chercher et nous guide jusqu’en bord de mer. Le site est magnifique, à flanc de falaise, vue sur la mer turquoise, le tombant un peu plus loin. Les toukouls sont rudimentaires mais feront l’affaire le temps d’une nuit.

Avant le repas de 13h, nous nous installons tranquillement, répartissant les enfants selon les affinités dans les chambrées. Repas pris, tout le monde peut se diriger vers la plage ou les criques, pour profiter du soleil et de la plongée. Les garçons auront même l’occasion de se faire un match de foot sur sable, adultes et enfants mélangés… fous rires assurés !!!

Pour le soir, malgré que l’attente du repas soit longue, et les pâtes un peu fraîches pour ne pas dire froides , nous passons un bon moment à discuter et à nous inquiéter de nos futures affectations puisque seuls Eric et Valérie restent encore un an… Pour l’instant, nous ne savons rien quant à notre futur… Impossible de planifier les choses sereinement, les ressources humaines sont débordées et ne distribuent aucune infos sérieuses !!!on verra cela un peu plus tard.

 Après le petit déjeuner , nous faisons la ballade au phare du Raz bir, le plus haut d’Afrique avec ses 52 mètres. Placé  à la pointe de la corne d’Afrique, il supervise tout le trafic maritime du golfe mais aussi l’entrée en Mer rouge. Les hommes qui y travaillent restent là pendant plusieurs semaines d’affilée, à vérifier les embarcations, l’état de la mer, etc…

Le lendemain matin nous reprenons la route de Tadjourah où nous avons réservé une table à l’hôtel du Golfe pour midi, ce sera couscous pour tous. C’est un endroit bien sympathique, aéré et frais, avec vue sur la mer et un service de qualité. Cela donne envie d’y revenir pour s’y détendre tranquillement, d’autant plus qu’il y a des navettes pour la plage des sables blancs pour les amateurs de plongée. Ils peuvent même proposer des pêches de nuit pour ceux qui veulent . c’est une bonne adresse à connaître !!!à seulement 2h30 de Djibouti que nous rallions avant la nuit tombée pour reprendre la routine hebdomadaire du boulot et des cours ….

Bonne semaine à tous

Gros bisous


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Dimanche 8 février : randonnée sur le mont arreh a Ali sabieh ; repas à la palmeraie

 

Grace au club Loisirs découverte, et au dynamisme de Nadine et Max, il a été proposé une sortie vers Ali Sabieh, une ville au sud est de Djibouti en direction de la Somalie. Le départ se fait depuis le rond point de la base aérienne, en bus djiboutien. Comme il y a une quarantaine d’inscrits, nous remplissons deux bus. Nous partons vers 8h30 et nous dirigeons lentement vers Weah, où le pointage se fait auprès de la Légion. L’état de la route est catastrophique, et nous roulons au pas, évitant nid de poules et ornières . La nationale est en effet en travaux, puisque c’est l’axe qui mène en Ethiopie, et est entièrement refait à neuf, mais en attendant nous roulons sur piste !!!

Nous traversons l’étendue désertique du petit et du grand Bara, où nous apercevons des nomades avec une caravanes de dromadaires.

Comme l'indique son nom, le Petit Bara est une étendue semblable au Grand Bara mais plus réduite. Les Afars le nomment aussi : galafur, l'endroit où il y a des failles. Le Petit Bara n'est pas tout à fait dépourvu de végétation : les animaux domestiques et sauvages viennent y paître. Les éleveurs n'étant pas des chasseurs, les gazelles fréquentent les lieux sans gêne et il est aisé d'en rencontrer de petits groupes d'espèces différentes (gazelles de Sömmering, Dorca, gazelles de Pelzen).

 

 

Grand Bara

 

Bara désigne le milieu de la tente où l'on reçoit l'invité, espace plat et vide. Le grand Bara, en forme d'ellipse, est long d'une trentaine de kilomètres et large d'une dizaine. L'espace y est complètement vide. Les mirages l'habitent dans la partie la plus basse, un grand réservoir y a été construit pour que les éleveurs puissent profiter de l'eau en cas de pluie, car il arrive que le Grand Bara soit inondé plusieurs semaines.
Des gravures rupestres, situées aux abords du Grand Bara, montrent selon les sites une faune ancienne (éléphants, gazelles…) ou plus récente (chameaux, b½ufs à bosse…) ce qui donne des indications importantes aux préhistoriens et paléontologues.

 

 

 

Nous arrivons vers 10h30 sous l’arche d’Ali Sabieh, traversons la ville et nous dirigeons vers la montagne pour y commencer notre ballade.  Nous devons rallier un point à mi pente, car nous n’aurons pas le temps de faire la ballade initiale ; il aurait fallu être là aux aurores, et surtout à la fraicheur du petit matin. Nous nous contenterons donc de cette marche de montagne, d’un abord moyen, surtout pour les personnes pas habituées à faire de la randonnée ; Les points de vues sont magnifiques et changent de Djibouti.

Vers 13h nous retournons vers l’hotel restaurant de la Palmeraie où nous attend un couscous avec du cabri grillé et un spectacle de danses traditionnelles. Nous passons un très bon moment tous ensemble pendant le repas qui sera très convivial .

J’aurai même le temps de me faire faire un tatouage au hénné sur le pied. D’autres personnes également profiteront de la dextérité de la jeune femme, pour se faire dessiner une fleur, un symbole ou autre…

Vers 15h nous reprenons la route du retour et n’arriverons qu’après 18h sur Djibouti. Nous aurons passé un excellent moment et découvert encore un coin du sauvage territoire djiboutien.

La prochaine sortie prévue, se fera là, vers le nord du territoire, puisque nous allons tenté de découvrir Obock et le phare du ras Bir, le week end qui vient.

Bonne semaine à tous .

 

 

 


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Djibouti Ile de Musha et mangrove

 06-02-2009 -  Djibouti

Vendredi 6 février 2009: ile de Musha et mangrove :

 

Cela fait plusieurs semaines que nous ne sommes pas allés avec le chaland marine sur le faré de Musha, aussi en profite t-on cette semaine pour faire la sortie avec Eric et Valérie, Rémi, Dom et Aicha. Bernard sera absent pour cause de bateaux prévus dans la journée. Pas de chance pour lui, pas de détente en ce seul jour de congés… mais tant pis on se fait une raison et rallions pour 8h l’escale marine où le chaland nous attend.

Nous sommes une quarantaine à profiter de cette sortie familiale où tout le monde a amené le nécessaire de plongée et le ravitaillement pique nique dans les cubayas.

La traversée sera un peu mouvementée à cause d’une brise de travers et des vagues formées. De quoi se plaindrait-on, il fait beau et nous allons profiter d’une journée à la plage.

Le transfert du chaland vers le faré se fait en zodiak et prend quelques minutes, le temps de déchargé femmes et enfants, puis le matériel… cela fait, tout le monde va pouvoir profiter soit de jeux d’eau, plongée ou bien ballade dans la mangrove.

Pendant que les enfants s’ébattent sur le sable blanc, je convie Aicha à se joindre à un groupe de femmes pour une ballade découverte dans la mangrove. Cela est très sympathique, nous marchons sous les arbres tortueux, à la recherche de coquillages vides. La récolte sera pauvre mais la promenade agréable. Nous traversons la dune et nous retrouvons sur une lagune. Avec l’effet de marée, nous devons nous presser de traverser sinon, nous risquons d’avoir de l’eau plus haut que prévu. Certaines ont ramené crabes, os de seiche, éponge naturelle, porcelaine, ou autres merveilleux coquillages, aux couleurs nacrées…

Après le repas, chacun se reposent à l’ombre du faré ou bien s’éclatent dans la mer turquoise. Personnellement je fais un cours de rattrapage astrologique à Magali, pendant que nos collégiens revoient leurs cours pour le lendemain.

Vers 16h, nous plions les affaires et attendons que le chaland vienne nous prendre sur la plage. Là nous vivons un moment fort en émotions, car la fille de Magali, aura le pied pris sous la porte d’ouverture. Perdant sa stabilité le bateau se mettra en travers, échoué ; il faudra toute la réactivité et l’imagination des hommes pour remettre rapidement le bateau à flot et repartir pour apporter les soins à Airelle.  A notre arrivée au port, les pompiers amèneront la petite aux urgences. Heureusement, il n’y aura pas de dégâts, seulement un gros hématome et beaucoup de peurs pour les parents. Tout est rentré dans l’ordre !!

Pour les jours à venir, Dimanche en fait, je pars en randonnée vers Ali Sabieh, faire une marche sur le mont Arreh. Je vous raconterai cela dans les jours à venir .

Bisous à plus.

 

 


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Vendredi 30 janvier 2009 : dernière sortie requins baleines

 

Alors que cette sortie devait s’effectuer le vendredi précédent, elle a été annulé pour cause de mauvais temps. Nous avons subi une semaine de pluie et de mer mouvementée, avec un vent fort. Cela a fait la joie des « kit surfeurs » qui s’en sont donnés à c½ur joie pendant presque tout le mois de janvier.

Normalement d’octobre à février, la mer est riche en plancton, l’eau relativement froide, aussi les requins baleines sont-ils présents au fond de l’anse du Goubeth.

Nous partons comme d’habitude depuis le port de pêche ou le boutre d’abdallah nous attend à 7h30. Il nous confirme son doute quant à la présence effective des monstres. On sillonnera toute la matinée après les plages d’   Arta, mais sans succès. Quentin et Pierre s'essayeront même au pilotage du boutre, Quentin avec le turban yemenite . Jean-Baptiste et ses amis, Maxime et Valentin, tenteront la pêche à la traine, sans succès pour eux aussi ...

Dommage, il faudra attendre encore une année pour les voir … Nous passons malgré tout un excellent moment et découvrons des sites merveilleux, d’autant plus que les collines sont verdoyantes, après les pluies des semaines passées… Nous stationnons pendant une heure près de l’ile aux requins, qui ressemble en effet à un aileron … la vue est merveilleuse entre bleu turquoise, vert clair et sable blanc… Les amateurs de plongée et de photos se régalent facilement avec de tels contrastes de couleurs..

Pour rentrer nous naviguons sur une mer bien formée, et prenons de nombreux embruns; tout le monde n'apprécie pas, tout le monde n'a pas le pîed marin !!! pas facile d'avoir toujours une mer calme, sans vent surtout en fin d'après midi ici !! A 17h30, nous sommes de retour, un peu déçu d'avoir loupé le rendez vous avec les requins baleines, mais heureux d'avoir partager repas, bonne  humeur et convivialité avec les amis. Tout le monde aura pris de belles couleurs à défaut de merveilleuses photos de monstres des mers ...

 

 

 

 


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