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Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)

Lundi 12 janvier :

 

Djibouti Visite du Centre de Formation des Femmes de Balbala

 

 

Quelques associations dynamiques existent sur Djibouti, pour faire avancer la condition féminine sur le territoire. Le centre de Formation des femmes de Balbala en fait parti. Amina, la personne qui s’occupe de ce centre est quelqu’un de très entreprenante et qui se bat vraiment pour aider les jeunes femmes du quartier.

Depuis 2006, elle propose différentes formations de plusieurs mois, pour les jeunes femmes déscolarisées, qui peuvent ainsi valider des acquis et ensuite trouver un emploi ou créer leur propre micro entreprise…

Il y a plusieurs formations, contenant toutes des heures d’alphabétisation français et arabe et maintenant anglais, le secteur s’ouvrant de plus en plus au tourisme.

Il y a des formations de couture et broderie, permettant à chacune au bout de 9 mois, de repartir avec une machine, des techniques et la possibilité d’½uvrer chez elle ou dans la rue, à la demande et ainsi se créer des ressources.

On trouve également un atelier coiffure-esthétique-tatouage, qui permet là aussi au bout de 9 mois, d’avoir des bases pour travailler dans un salon en ville, ou bien de se déplacer à domicile…

Pour les élèves de niveau 3ème, il est également proposé une formation d’informatique. Elles travaillent sur Word, Excel, Publisher, etc, ce qui leur ouvre un énorme potentiel dans tous les travaux de secrétariat.

A partir de la rentrée prochaine, il y aura de nouvelles formations qui seront lancées, celle de techniciennes de surface, et deux autres dans le service de restauration et hôtellerie. Les bâtiments sont en construction, les listes d’inscription ouvertes.

Lors des intercours, et certains jeudis après midi, Amina propose des causeries sur la condition féminine,la santé, le sida, l’excision,  les droits qu’elles possèdent, les aides financières , les subventions … etc. Elles essaient d’ouvrir au maximum le potentiel de ces jeunes filles pour qu’elles évoluent au mieux !!!

C’est avec des personnes ayant ce dynamisme et cette volonté que Djibouti progressera . Longue vie à cette association !!! J’encourage tout le monde à rendre visite à Amina pour lui apporter soutien, dons et aides .

 


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Mercredi 31 Décembre : Repas du Réveillon chez nous, en terrasse.

 

Cette fois ci nous finissons l’année à la maison avec nos amis du Tani, Valérie et Eric, Dom et Aicha, Rémi ; Nous avons une pensée particulière pour Martine, Kathy et Fred en France, qui nous manquent beaucoup, par leur humour et facétie…

Pour ceux qui connaissent la maison, nous avons installés la table des enfants au rez de chaussée, au salon, pour qu’ils puissent profiter de la télé.

Nous les adultes nous sommes installés à l’étage, sur la terrasse, tranquille. On peut ainsi profiter pleinement de cet instant détente sans contrôler sans cesse ce que font nos 6 ados ou presque !!! Cela m’obligera à faire deux services, mais au moins chacun vit cette soirée dans une ambiance détendue.

Après l’apéritif, nous dégustons des bouchées à la reine, suivi de magret de canard braisé au barbecue, assiette de fromage, puis glace pêche Melba. Repas donc très simple pour passer à la nouvelle année. Durant ce moment nous recevrons un très chaleureux et émouvant appel de Fred et Kathy qui bien qu’en France, pensent aux amis!!!

A minuit, nous sommes allés dans la rue pour tirer un feu d’artifice. Nous nous sommes réunis sur le futur terrain de tennis, pour lancer la trentaine de fusées. Ainsi nous sommes rentrés en 2009, sous les pétaradements et éclairs célestes .. Ce n’est pas tous les jours que nous la faisons à la différence des Djiboutiens qui rituellement, quotidiennement, et même en plein jours lancent pétards et fusées !!!!

De retour en terrasse, les enfants sortent chapeaux , sifflets et confettis pour quelques heures de fête , dans une ambiance musicale dynamique orchestrée par notre DJ , famous ERIC !!!

La fiesta finira vers 4h, confetis et turluttutus balayés car nous continuerons la fête sur la plage de Khor ambado  dès l’après midi suivant. Nous y passerons donc l’après midi du 1er et le lendemain . C’est toujours épatant d’être au soleil alors que l’on sait que tout le monde en France subit les aléas de la méteo et du froid. On ne peut que vous envoyer quelques photos de ciel bleu, de sable blanc pour vous réchauffer virtuellement.

Comme nous n’avons plus que 6 mois sur le territoire, nous voulons profiter au maximum de nos amis, et faire le plus de  sorties possibles, pour ne rien regretter ensuite !!!

 Djibouti permet de découvrir une multitude de choses pour qui s’en donne la peine, alors nous le vivons le plus pleinement possible et le partageons avec ceux qui le veulent !!! 

 

Bonne et heureuse année 2009 à tous

 


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Djibouti Noel au Tani

 24-12-2008 -  Djibouti

24 décembre : Djibouti :Noel au Tani

 

 

c’est le grand jour, le grand soir ; chacun se met sur son 31 et s’apprête pour rejoindre les amis chez Eric et Valerie avec qui nous allons passer ces quelques heures avant le passage du père Noel.

Avant de les rejoindre nous passons chez BBmodis Frattacci récupérer Pierre qui y fait un stage . Quentin profite que nous discutions avec Alphonse , Sonia et Evelyne pour faire le pitre à l’extérieur, au grand plaisir de tout le monde. Il montre sa souplesse et pratique le grand écart à la Jean-Claude Vandamne. Il a seulement oublié qu’il est en costume, et que ma foi celui-ci n’est pas aussi souple que ses shorts ; il se retrouve avec un magnifique pantalon déchiré avant même d’avoir commencer sa soirée. Je suis bonne pour quelques points de couture express avant d’entamer les festivités !!!

Vers 20h nous rejoignons tout le monde et commençons les agapes. Les enfants ont leur table, et nous la notre, ce qui laissent à chacun des groupes, une plus grande liberté… Valérie et Eric nous ont concocté un menu bien sympa, avec assiette landaise en entrée, suivi d’une dinde farcie, salade fromage puis omelette norvégienne.

A la fin du repas, il y aura même une distribution générale de petits cadeaux pour chacun, avant d’aller voir si le Père Noel n’aurait pas profiter de notre absence pour déposer les choses demandées tout au long des dernières semaines…

De retour, en effet, surprise, le Père Noel a laissé des paquets sous le sapin, sur la terrasse. On ne sait pas par où il est passé avec sa hôte mais le résultat est là , il n’a oublié personne . Tout le monde se jette sur les emballages pour savoir ce qu’ils recouvrent… Quentin s’extasie sur une voiture téléguidée, puis sur un vrai ordinateur  . Jean baptiste complète sa collection de leurres et de matériel de pêche avec en plus un jeu de Meccanno. Pierre lui découvre une gourmette ainsi qu’un Ipod. Pour Catherine ce sera une parure bijoux plus montre, chaussures et vêtements. Tout le monde semble heureux et va se coucher serein….

 


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Djibouti arrivée du père Noel

 23-12-2008 -  Djibouti

23-25 decembre : arrivée du père Noel à Djibouti

 

 

Les vacances viennent de commencer , et les espérances sur la venue ou non du père Noel se fait de plus en plus pressante pour certains enfants. Des bruits courent comme quoi il pourrait venir à dos de chameau à tel endroit, en parachute à la base aérienne, en camion de pompiers à la base navale … Les enfants ne savent plus où aller, qui croire, que faire !!!

Scrutant le ciel, il est vrai qu’au dessus de la base , il y a du mouvement, des formes vertes, des lutins apparaissent, puis un gros truc rouge, oscille, qui se rapprochant de plus en plus , semble correspondre à un vieillard bedonnant en parachute !!! oui c’est bien le père Noel qui fait une descente express pour les enfants de Djibouti . Il a tout prévu, les bonbons, les cadeaux pour calmer  l’énervement de tous , le petit goûter qui va bien …Il y a même un petit traineau où le père Noel s’installe tranquillement pour que les parents puissent prendre la fameuse photo.

Certains enfants s’approchent difficilement du bonhomme en rouge, ayant plus d’appréhension de près à demander un bisou ou un cadeau… Encore quelques dizaines d’heures et il devrait venir faire sa distribution chez chacun !!!

Que d’émotions pour tous ces mômes qui croisent devant les échoppes, différents hommes rouges au visage une fois marron, une fois blanchi, une fois vieilli !!! mais comme il est gentil, il distribue moultes bonbons et petits chocolats et explique parfois qu’il n’est que l’assistant du Père Noel, que celui ci est débordé à la veille du grand jour ….

 

Lors d’une promenade en fin d’après midi au héron, nous avons la surprise de voir là aussi , une chose inimaginable, une intervention d’urgence dirigée par un homme en rouge, sur un camion de pompiers. Il a été missionné pour distribuer de toute urgence à certains enfants bien sages et mignons, quelques jeux , jouets, bonbons et gâteries pour patienter jusqu’au lendemain soir …Très vite les enfants s‘agglutinent pour recevoir bisou, caresse et peut être cadeau si l’on est magiquement appelé !!!

Plus que quelques heures, le repas de Noel approche , nous le passerons chez les amis à l’immeuble indépendant du Tani.

 

Bonnes fêtes de Noel à tous. Bisous

 


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Lundi 22 decembre 2008 :

 

Visite architecturale de Djibouti ville avec ARAMIS

 

 

Bien que vivant à Djibouti depuis presque 15 mois, on ne connaît toujours pas bien l’histoire de Djibouti, aussi j’ai fait appel à un jeune guide, Aramis, pour nous faire découvrir le vrai visage du centre ville, et du pourquoi de son existence.

Par le biais de Loisirs Découverte, j’ai organisé une sortie pour un groupe de 25 personnes, et nous allons marcher à travers le centre pendant 2 heures pour mieux comprendre l’évolution de cette ville.

Nous débutons le circuit à partir du parking du sémiramis-Casino et nous dirigeons vers la terrasse du Beverly, de laquelle  Aramis nous explique la géographie locale, l’histoire, l’économie de la cité avant de nous promener dans les rues, le long de la place Menelik, rue de rome, rue d’Italie, pour rejoindre le marché de la place rimbaud, la mosquée Mhamoudi, les caisses, les mouches. La promenade se finit autour d’un jus de fruits et d’un samboussas pris chez Ricca. Pour plus de compréhension, je vous retranscrit les explications données par le guide dans les lignes suivantes …

 

Lorsqu'on descend des collines d'Arta pour aller à Djibouti, on aperçoit la ville tout en longueur qui paraît posée sur la mer. L'impression n'est pas fausse car depuis sa création par Lagarde voici un peu plus d'un siècle, la ville s'est étendue en s'allongeant aussi bien vers l'intérieur des terres, très plates à ces endroits, qu'en empiétant sur la mer.
L'objectif de Lagarde en transférant le chef-lieu administratif de la Côte Française des Somalis, d'
Obock à Djibouti était double : trouver pour les bateaux un port en eaux profondes, disposer d'une meilleure voie d'accès vers l'Ethiopie. C'est ainsi que la ville offrait l'espace le plus approprié au commerce maritime et terrestre (les travaux de construction du Chemin de fer débutent dès 1897) à l'intérieur de la Colonie, de même que le territoire tout entier prenait une valeur particulière de par sa position à l'entrée de la Mer Rouge.
La situation de la ville et du pays constituaient à eux seuls des atouts notables qu'ils possèdent toujours. Le développement de la ville s'est organisé autour du plateau central où se trouvent actuellement le Palais présidentiel, la Place Lagarde avec les banques et la Chambre Internationale de Commerce, la Cité administrative, le Lycée, la Poste et la Place Ménélik (devenue Place du 27 juin, depuis l'indépendance en 1977) avec des Hôtels et l'actuel bâtiment du District, ainsi que tout le quartier attenant qui est remarquable par ses grandes maisons en arcades construites avec des madrépores.
Il y a en effet un style de cette partie de la ville, qui reflète à la fois des idées coloniales de l'époque sur l'architecture " mauresque " et l'origine yéménite et indienne des bâtisseurs. L'extension du port et parallèlement des activités du chemin de fer, c'est-à-dire des activités commerciales de transport (entrepôts, stockage de pétrole, etc...) s'est opérée au fil des années d'une part en réunissant au Plateau central les plateaux du Serpent, du Marabout et du Héron (qui étaient autrefois des îlots séparés), d'autre part en étendant un faisceau de quais dans la mer (aujourd'hui, le port s'est équipé pour recevoir les porte-conteneurs). Toute la partie extrême de la ville est donc en partie gagnée sur la mer, et l'on continue aujourd'hui à remblayer pour construire maisons et routes.
Pendant la période coloniale, les quartiers populaires débutaient à partir de l'ancien marché au bois, baptisé plus tard " Place Rimbaud " puis, après l'indépendance, " Place Mahmoud Harbi " (du nom du député à l'Assemblée Nationale Française et premier vice président du gouvernement en 1957-1958). Cette grande place est le poumon de la ville : entourée par la rue " Bas Côtés " (les " Caisses " pour les Européens), la mosquée Hamoudi et le marché. C'est le point d'arrivée et de départ de tous les minibus privés qui desservent la ville entière et dont beaucoup portent des noms inscrits à l'avant du véhicule. De très nombreux grands et petits commerces longent la place et c'est là qu'aboutit notamment la rue des Mouches où s'agglutinent les détaillants de tissus tans dans les boutiques que dans la rue elle-même, grâce à des brouettes aménagées ou tout simplement des étals à même le sol.
Durant la colonisation, les quartiers avaient presque tous reçu des numéros, ainsi que les rues et avenues. Si l'on part du Plateau jusqu'à l'avenue treize, on traverse successivement les quartiers 1 et 2. Puis, entre l'avenue 13 et l'avenue 15, les quartiers 3 et 4. Ensuite, entre l'avenue 26 et l'avenue Nasser, les quartiers 5 et 6. Entre l'avenue Nasser et la rue du Cimetière, le quartier 7, qui jouxte la Cité Lehr (du nom de l'architecte qui en fut le réalisateur) ou quartier du Stade. Après la rue du Cimetière, les quartiers Gachamaleh, 7bis et Gabode (dont le nom signifie : l'endroit stérile) ce dernier ne cessant de s'allonger et comprenant déjà cinq subdivisions. Beaucoup de ces quartiers avaient à l'origine, et ont encore, une coloration ethnique, chaque groupe disposant d'espace spécifique. Mais les quartiers plus récemment construits (Gabode, Héron…) ont une connotation plus sociale que régionale : le type de maison définit désormais plus des catégories sociales aisées ou non que des appartenances à des groupes traditionnels.
Autour de ces quartiers se trouvent du côté ouest Einguéla (le mot signifie : rencontrer) qui a occupé les anciennes salines abandonnées au début des années soixante, et Arrhiba (qui signifie : hospitalité) construit à l'origine pour les dockers et qui est occupé essentiellement par des Afars et des Ethiopiens, enfin le quartier du nouveau Stade Hassan Gouled. Du côté est Boulaos (le nom désigne des tentes faites avec des herbes, c'est-à-dire des paillotes) avec la pêcherie puis la zone industrielle où se trouvent quelques entreprises : concessionnaires autos, garages, abattoir, imprimerie, sociétés diverses notamment la Sogik (qui s'occupe de l'importation et de la distribution quotidienne du khat). Sans compter les casernes djiboutiennes et françaises. Le quartier d'
Ambouli clôt la première partie de la ville, il est très étendu (l'aéroport y est situé). Il longe l'oued dont il porte le nom.
La deuxieme partie de la ville étant le quartier grandissant de
BALBALA.
Comme dans toutes les villes, chaque quartier a son atmosphère propre et ses particularités qui lui donnent sa spécificité. Il faut se promener dans le c½ur de la ville, musarder devant les boutiques avec leurs panneaux et peintures publicitaires qui ne manquent pas de saveur, s'attarder à un petit café : y boire du thé à la djiboutienne (avec girofle, cardamome et beaucoup de sucre) ou des jus de fruits naturels, y manger des plats locaux (le matin des petites viandes, des rognons ou des petits foies, le midi du mouton au for, le soir des omelettes ou du poisson yéménite, etc.). Il faut se faufiler entre les petits vendeurs rue des Mouches qui proposent tissus et autres denrées dans des brouettes aménagées à cet effet, il faut sentir les parfums (fooh, jaawi, maskati) qui font l'honneur aussi bien des vêtements et du corps que d'une habitation tenue correctement, il faut discuter avec les charcharis, ces femmes qui vendent des bijoux et changent de l'argent de tous les pays avoisinants, observer les femmes qui font des vanneries en face de Sémiramis et de Nougaprix.
Un peu après midi et jusqu'au soir, on verra partout les vendeuses de khat devant leur petite table en bois, et la nuit presque toutes les échoppes sont éclairées par des lampes à pétrole qui font comme des chapelets de lumière le long des rues. Le jeudi, il faut aller assister au marché du diri : les femmes qui en ont les moyens s'achètent en effet le voile de couleur (un nouveau modèle arrive chaque semaine avec différents coloris possibles) qu'elles feront coudre à leur taille ainsi que le jupon (gogara) dont les couleurs doivent s'accorder à celle du diri. Et pour être vraiment à la mode, c'est le diri du jeudi qui compte car les femmes reconnaissent tout de suite s'il s'agit d'un modèle antérieur, fut-il de la semaine précédente. La qualité des tissus varie selon les possibilités financières.
Bien sûr, avenue Nasser ou dans un autre quartier, l'atmosphère diffère du centre ville : beaucoup de boutiques et de petits restaurants mais avec un côté plus " entre nous " puisque ce sont plus les gens du quartier seulement qui fréquentent les lieux. A côté des endroits commerciaux (marchés, diverses gares routières, lieux de sport, etc.), il y a aussi tous les lieux sacrés représentés par un grand nombre de mosquées de tous les styles et de toutes les tailles depuis les grands édifices jusqu'aux simples espaces entourés de pierres. Dans chaque quartier, on trouve aussi des espaces privés, les mabrazes, où se réunissent par affinité chaque après midi, les consommateurs de khat.

 

 

 


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Jeudi 18 décembre :

 

Sortie requins Baleines avec le boutre d’Abdallah

 

 

Les vacances de Noel viennent de commencer pour les collégiens, aussi j’en profite pour proposer aux familles une sortie en mer, pour découvrir les monstres des mers, les requins baleines.

Nous sommes une trentaine de parents et enfants à nous réunir à 7h30 à la pêcherie pour partir sur l’un des boutres d’Abdallah. A 8h c’est le départ des deux heures de navigation pour rejoindre le site de Raz Korali où nous espérons voir les fameux mammifères. La mer n’est pas spécialement calme ni claire, mais c’est une occasion rare d’essayer de les voir. Là aussi, Bernard devait nous accompagner mais à la dernière minute, il a du s’occuper des commandes de ravitaillement pour un bateau . J’espère qu’il aura l’occasion de les voir avant la fin février , car après ils quittent le site.

En milieu de matinée nous rejoignons le site, où nous apercevons entre deux vagues, l’aileron tant attendu. Les plus courageux plongent de suite pour essayer de s’approcher au maximum, les autres se préparent pour monter dans la barque qui s’approchera ensuite des requins baleines.  Chacun prépare appareil photo et caméra pour immortaliser l’instant. Je fais partie des premières personnes à s’élancer dans la barque pour filmer ces animaux ; les prises sont difficiles, vu l’état de la mer ; mais nous arrivons toutefois à bien les voir, puisqu’ils s’approchent facilement de la barque.

Au bout d’une demi-heure, nous retournons vers le boutre pour laisser la place aux suivants de voir ou nager avec les baleines. Nous restons à bord pendant ce temps là, et voyions clairement un des monstres venir vers nous. Cela nous donne l’opportunité de le filmer tranquillement , sans se mouiller. Certains plongent alors et ont le plaisir de le suivre sur des centaines de mètres. C’est un spectacle fantastique, inoubliable, que je conseille à tous.

Une fois tout le monde de retour à bord, l’état mouvementé de la mer s’accentue et nous décidons d’aller nous mettre à l’abri d’une anse , à la hauteur de Arta , pour déjeuner tranquillement et permettre aux enfants de nager et plonger dans une eau lus calme.

Nous passons l’après midi dans cet endroit, ou les enfants passent un excellent moment à rivaliser d’agilité, à plonger à partir du pont du boutre. Quentin n’est pas le dernier avec ses frères à se lancer dans l’aventure…

A 15h nous quittons le site pour rentrer sur Djibouti dans une mer qui commence à être houleuse. Après quelques belles gerbes d’eau, une grande partie des personnes se réfugient sur le ponton arrière, pendant que quelques uns s’installent devant avec coussins et serviettes. Les enfants profitent de ces deux heures pour dormir un peu , malgré les ballottements continus du boutre. Les journées au grand air sont toujours aussi fatigantes. Vers 17h30, juste avant la tombée de la nuit, nous regagnons la pêcherie, puis nos maisons avec tout plein d’images en tête et dans les yeux... jusqu’à la prochaine sortie qui s’effectuera la semaine prochaine avec la découverte architecturale du centre ville de Djibouti.

 

A plus, bonne semaine à tous…


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Week end du 5,6 et 7 décembre. Ras Ali puis Campement de la Foret du day :

 

 

Profitant d’un week-end à rallonge à l’occasion de la fête musulmane du Aid el Aidha, en ce début décembre, nous avons planifié une sortie sur plusieurs jours, avec les amis du Tani.

Alors que Bernard se faisait une joie de nous accompagner et de découvrir un nouveau site, il apprend la veille du départ que le programme des bateaux a changé, et que sur ce week end férié, il y a 3 bateaux en passage express, qui demande ravitaillement et aide. !! Une fois de plus, nous partirons donc sans lui.

Le Vendredi 5 décembre nous prenons la route de Ras Ali à 8h30 avec Eric et Valérie, ainsi que Dom et Rémi. Après la première heure de route, à l’embranchement de la voie de l’unité, en direction du lac Assal, nous faisons un changement de passagers. Pierre passe dans la BJ avec Rémi et Dom, tandis que Aicha me rejoint car elle ne supporte plus le bruit de l’antique auto. Avec nous, Catherine et moi,  elle a la musique, et des conversations plus féminines !!!

Nous roulons tranquillement toute la matinée, passons le Goubet vers 11h, Tadjourah avant midi et atteignons l’emplacement du camp de Raz Ali dans la demi heure suivante. Notre première décision sera d’installer le camp, de monter la toile anti-chaleur pour pouvoir déjeuner tranquillement à l’abri du soleil. Nous monterons ensuite les lits de camps dans l’après midi, ainsi que la douche, puisque nous restons jusqu’à dimanche midi sur l’endroit.  Cela permettra à chacun de buller, lire , ou faire l’activité de son choix. Contrariée sur le plan intestinal et en petite forme depuis notre retour d’Ethiopie, cette pause me permettra de me requinquer après le traitement express à l’anisette préconisée par les anciens !!!

La météo n’étant pas superbe pour ce week-end , nous ne profitons pas pleinement de la plongée et des vues sous-marine mais allons tout de même voir les amis au sable Blanc le samedi midi, pour partager un verre avec eux. Rémi se rend à la nage avec Eric  sur le site, ils auront ainsi l’occasion de voir une superbe langouste.

Pour 13h, Karl et Marylin nous rejoignent pour finir le séjour avec nous. Dans l’après midi, les ados entament une partie de pétanque avec les parents, pendant que les autres siestent.

En fin d’après midi nous voyions passer la navette qui rentre sur Djibouti. La mer est houleuse, ils se font secouer et perdent même un gilet de sauvetage sous nos yeux, ce qui les obligera  à ralentir pour le récupérer. Leur retour sera mouvementée avec une mer bien formée.

Nous passerons une soirée tranquille après grillades et gateaux , pour être fin prêt le lendemain et en forme pour prendre la route de la foret du Day. Le matin nous rangeons tranquillement le camp, plions les lits picots, les duvets, rechargeons les malles pour partir après le repas de midi, puisque nus sommes seulement à 1h30 du camp du Day.

C’est un site qui est en altitude, qui est relativement plus frais qu’ailleurs. Nous y arrivons dans le brouillard et la fraicheur. Il n’y fait que 13° aussi cela nous fait-il un changement brutal avec la cote que nous avons quitté alors qu’il y faisait encore plus de 25°.  Nous enfilons veste et sweet pour les plus prévoyant, couverture et duvet pour les rêveurs qui sont venus en tong et short !!! La transition est plus que brutale !!!

Nous prenons de nombreux thé chai pour nous rechauffer jusqu’au repas du soir, mais rien n’y fait, tout le monde a froid … On devient vite frileux finalement quand on vit toute l’année au soleil ; on comprend mieux que les locaux portent doudoune, bonnet, écharpe de décembre à mars… A la fin du repas , les organisateurs nous feront même un feu de camp pour que nous buvions le digestif au chaud, autour des flammes. Le feu mourant, tout le monde regagne vite son toukoul, son duvet pour gagner un peu de chaleur.

Le lendemain matin, après le petit déjeuner, nous faisons la promenade rituelle à travers la foret fossilisée, qui nous mène à l’ancienne maison du gouverneur. Malheureusement, le ciel ne s’est pas dégagé , aussi nous  ne profitons  même pas du paysage et circulons dans un brouillard épais et humide, qui apporte des vues féeriques ou effrayantes pour certains.

L’après midi après le repas, nous reprenons la route de Djibouti, faisons le plein de charbon de bois, pour les futurs barbecue sauvages . Je me régale à suivre Rémi qui pilote la BJ de Dom, et vit pleinement la conduite du 4*4 sur piste. Ce n’est pas souvent que j’ai l’opportunité de conduire, Bernard ne me lâchant pas le volant volontiers !!!

Nous essaierons de revenir ici sur le mois de Mai de façon à ce qu’il découvre ce coin sympa et que nous essayons de voir les beautés naturelles  environnantes.

Nous avons pratiquement vu tous les camps d’altitudes, il nous reste à faire ceux de la Mer rouge et du Raz Bir, au dessus d’Obock, en allant vers Godoria. Plus que 6 mois pour découvrir ces endroits, après ce sera le retour en France, et la nostalgie de ces coins rustiques mais magnifiques.

 

J’essaierai de vous les retranscrire des que possible.

 

 

Amicalement fabienne

 

 


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Jeudi 20 Novembre : Pêche de nuit sur le boutre d’Abdallah

 

 

Djibouti est reconnu comme une zone de pêche aux gros, aussi il y a toujours des amateurs pour tenter sa chance, sur un des boutres d’Abdallah, avec l’équipe de Momo.

Lors des inscriptions du club Loisirs Découvertes, plusieurs personnes se sont inscrits, et en particulier des femmes, à l’étonnement des pêcheurs locaux.

A 15h30, tout le monde a rallier la pêcherie ; ou nous avons installés nos affaires sur le boutre. Chacun s’est installé le plus confortablement possible sur les coussins  le temps de faire la traversée ,de se positionner auprès des îles ,à la recherche du meilleur coin de pêche.

Pierre et Jean Baptiste m’accompagnait ; ils ont ainsi retrouver leur copain Gauthier et Quentin, plus deux autres ados. Au niveau adultes, il y avait trois hommes et cinq femmes.

La pêche à la traîne n’a pas été bien fructueuse mais dès le positionnement sur place , chacun a pu s’en donner à c½ur joie. Cela a débuter avec un tout petit Mérou puis les tailles se sont allongées, avec les barracudas, les dorades coryphènes, les tazars… Comme chacun avait amené sa glacière, peu à peu elles se sont  remplies.

A la nuit tombée, les matelots nous ont préparé le repas à bord, salade de crudités puis brochettes de viande ou de poissons accompagné de spaghettis. Cela est toujours étonnant de voir les gars éplucher les légumes, couper la viande, cuire les pommes de terre dans le chaudron poser à même le plancher du boutre. C’est très rustique mais tellement pratique.

Après le repas, chacun a repris place, ligne en main pour faire un festival de prises. Les femmes l’ont emporté haut la main, avec de fabuleuses prises. Il était marrant de voir les ados, raler parce qu’ils n’avaient pas le bon matériel, le bon emplacement, la bonne profondeur, alors qu’à côté d’eux, chaque personne remontait 1/4d’heure par ¼ d’heure, mérou, tazar, barracudas, etc… C’est vrai qu’il est frustrant de ne rien remonter quand la ligne à coté de vous n’arrête pas de donner.

Durant la nuit on a eu quelques moments hippiques quand à la remontée d’une prise vigoureuse, le poisson vous emmêle toutes les lignes mises à l’eau. Vous passer alors par l’excitation ou tout le monde dit en même temps avoir un bon morceau, puis la déception en réalisant que c’est seulement l’emmêlage des lignes qui se fait. Ensuite c’est l’énervement quand vous remontez les lignes, devez faire le tri des n½uds, des boucles et autres joies que les connaisseurs apprécient !!!

Par expérience, j’ai du faire cela une bonne douzaine de fois dans la nuit si ce n’est pas plus. C’est de bonne guerre, d’aider les plus jeunes à se dépatouiller rapidement de leurs difficultés, sinon ils se lassent et vont dormir dans leur coin en boudant et râlant .

La nuit s’est déroulée positivement pour chacun. Allongé sur les coussins, emmitouflé dans les couvertures ou les duvets, chacun a trouvé sa place pour dormir quelques instants et récupérer un peu . Les plus courageux ont pêché jusqu’à plus de 4h du matin, s’arrêtant devant les cubayas pleines. De notre côté, il me faudra appeler Bernard à la rescousse, car j’ai choisi, la petite glacière alors que les garçons ont pêché d’énormes Barracudas, qui ne rentrent même pas dans la boite. Il nous apportera donc à quai, une glacière plus grande pour ramener la pêche fabuleuse.

 Nous avons pu voir un magnifique lever de soleil sur les îles , prendre le petit déjeuner traditionnel, de la galette avec Nutella , accompagné du fameux thé Chai. Je pense que tout le monde a été ravi de passer ces moments en mer, et gardera un excellent souvenir des prises faites.

A 7h30, nous sommes de retour à la pêcherie, ou chacun récupère ses poissons, restera alors à les nettoyer avant de les déguster entre amis. Vu la quantité pêcher par nous trois, je vais certainement en donner au Tani, car je me vois mal manger 20kilos de poissons à moi toute seule. Il est déjà bien que je les nettoie en rentrant, ce qui me prendra une bonne heure encore !!

 

Après cette nuit blanche, les garçons ne demandent pas leur reste en arrivant à la maison, douche obligatoire, puis repos pendant 4-5heures. Repos effectué, ils sont de nouveau prêt à embarquer pour de nouvelles aventures , que nous vous raconterons à un autre moment .

 

Bisous

 


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Mercredi 19 novembre 2008 :

 

Conférence sur l’excision

 

 

Ce mercredi j’ai organisé une réunion toujours dans le cadre de Loisirs Découverte, avec le Dr Myriam Martinelli sur le thème délicat de l’excision . Les personnes intéressées nous ont rejoint à la salle de conférence de la Base aérienne pour 2 h de présentation, avec diaporama.

Le Dr Martinelli , est italienne et travaille en tant que médecin  pour la coopération italienne , en particulier sur les sites Balbala, PK12, et intervient dans les districts un peu plus éloignés, Ali Sabieh ou Dihkil. Elle voit donc quotidiennement les femmes , les enfants ; elle a pu voir les difficultés et les souffrances vécues par la population féminine, suite aux habitudes de vie. Elle intervient également sur la problématique de la malnutrition, dans les post de PK12, Ambouli, Enguelah et Hariba …Un suivi des femmes enceintes est fait, puis du nourrisson après l’accouchement, pour savoir si leur poids est correct et surtout le pronostic vital, liés en grandes parties aux souffrances lors de l’accouchement, du fait des lèvres et vagins cousues , puis décousues lors du passage de l’enfant.

Myriam commence par nous expliquer les différentes formes de mutilations génitales  féminines vécues, qui sont classées en 3 types , de la plus légère à la plus importante.

Cette classification est valable depuis 1995 et s’établit ainsi :

Type 1 : SUMA (tradition arabe) Afrique de l’Est : excision du prépuce

Type2 : Circoncision Pharaonica . Egypte excision du prépuce, du clitoris et des lèvres.

Type 3 : Infibulation , surtout Djibouti et Somalie . Excision totale +suture+rétrécissement. Il n’est laissé qu’un orifice pour le passage de l’urine, plus fin qu’un doigt.

Type 4 : autres

 

130 millions de femmes sont concernées par ces pratiques, uniquement en Afrique équatoriale musulmane ainsi qu’en Malaisie ou à Java.  Historiquement ces pratiques remontent  à l’époque des pharaons et étaient pratiqués pour des raisons religieuses.  Elles ont cessé d’être pratiqué en Europe vers la fin des années 1800 (hystérectomie ou ablation de l’utérus pour résoudre les problèmes mentaux en Angleterre)  .La dernière intervention aux USA date de 1936.

Dans la partie de l’Ethiopie Copte, ces pratiques sont plus légères, car le mariage ne pouvait se faire qu’avec des femmes circoncises.

Les MGF à Djibouti sont majoritairement suivies , puisque 98% des femmes subissent ces excisions, et 63% d’entres elles l’infubilation. (excision totale +suture et rétrécissement)

 

Il y a bien une loi qui lutte contre ces pratiques  mais il n’y a pas de stratégies sérieuses, et surtout une difficulté à lutter contre des traditions ancestrales ethniques.

Elles sont  effectuer pour des religieuses religieuses ou culturelles (religion islam), virginité et fidélité, rite de passage, contrôle social de la sexualité, ou encore sous couvert d’hygiène , ou esthétique.

 De plus ces opérations se font souvent en dehors du territoire ou alors dans le secret le plus absolu, puisque interdit.

Chez les Afars on peut pratiquer l’excision chez le nourrisson dès l’age de 40 jours (type2).

Chez les Issas , cela se fait à partir de 4-5 ans jusqu’à 13 ans.

C’est un acte très cruel, qui se fait entre femmes, soit par l’ancienne de la famille, soit par une exciseuse professionnelle. L’intervention se fait sans anesthésie, directement, soit avec une lame de rasoir, soit avec un caillou affuté, ou encore un morceau de verre. Les sutures d’infubilation se font souvent avec des épines d’acacia.

Sous couvert de coutume, de tradition , une majorité de femmes d’Afrique centrale et de l’Est, subissent dès leur plus jeune âge , ces interventions .

 

Il y  a énormément de complications médicales  avec ces pratiques ; lors de l’intervention il y a toujours un risque d’hémorragie, des infections, liées aux rétentions urinaires et à la douleur.

Les complications tardives sont les kistes, l’infertilité, les menstruations irrégulières à cause d’une fermeture trop sérrée des organes . Cela peut également entrainé de l’infertilité, frigité, des rapports douloureux, des complications à l’accouchement, avec nécessité de défibuler (recoupage des chairs cicatrisées pour laisser le passage à l’enfant). S’il n’y a pas d’intervention à ce moment là, il y a mortalité maternelle et infantile de l’ordre de 7%, ce qui est un chiffre conséquent car inférieur à 1% lorsqu’il n’y a pas d’excision.

Cette conférence très instructive a pu paraître très dure pour certaines d’entre nous, de savoir qu’impunément des femmes mutilent leur filles, s½urs, cousines.

Il y a un merveilleux livre à consulter qui s’appelle :

 «  la femme bléssée » qui raconte justement cette coutume et la difficulté d’être femme en Afrique de l’est.

 

Au printemps Myriam nous fera également une autre conférence sur ce thème, puis une autre sur la malnutrition, où j’espère que un nombreux public sera présent ;

Je vous tiendrai informer de mes notes.

 

 

 


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Visite du foyer mère enfant aida Bogoreth

 

 

Aujourd’hui dans le cadre de l’activité Loisirs Découverte, je propose une sortie au foyer Mère Enfant Aida Bogoreth. J’ai donné rendez vous aux personnes à 8h30 près de l’agence Djibouti telecom de Gabode , car le centre est juste à coté.

Après avoir l’appel de tout le monde, vu la directrice, la visite peut commencée par l’atelier couture. Ce centre forme des jeunes femmes déscolarisées à la couture et à la broderie, de façon à ce qu’elles apprennent un métier, qui leur permettent de subvenir aux besoins de leurs familles. Nous voyons ainsi leur travail, sacs, nappes, draps, coussins, chemises, robes, etc…De plus elles proposent de tailler et coudre nos vêtements ou modèles, personnaliser nos achats avec une broderie unique et personnelle . Cela peut parfois être plus pratique de faire ses travaux de couture ici qu’en ville, car il n’y a pas de difficultés pour se garer et le tarif est correct , tout comme le travail…

Ensuite nous passons à l’atelier poterie ; nous y découvrons une matière rustique, qui est du plus bel effet pour les objets présentés. Il y a des pots, des tasses, des plats. La terre utilisée est en majorité de la glaise venant de chine, plus malléable à laquelle on ajoute une portion d terre locale, plus corrosive, volcanique, qui donne une touche  particulière.  Le problème est que l’approvisionnement de la matière première est très aléatoire ici, et qu’il est difficile de savoir quand obtenir un objet.

Pour la poursuite de la visite, nous nous dirigeons vers l’école et sa cantine que nous visitons en premier .Nous voyions plusieurs femmes regroupées, occupées à l’épluchage des oignons et nettoyage des tomates, car au menu du midi, ce sera pâte bolognaise. Nous jetons également rapidement un ½il au réfectoire où mangerons plus de 300 enfants en plusieurs services.

Nous profitons de la récréation pour visiter quelques classes de maternelles et primaires. Tous les dons de livres et matériel scolaire et para scolaire sont les bienvenus pour épauler ce centre. Les bonnes volontés également pour encadrer ou participer à quelques séances de lecture ou de sport.  Ce centre reçoit les orphelins et quelques habitants du quartier, qu’il forme jusqu’au collège. Il y a une alphabétisation en français et en arabe, plus des cours d’anglais.  Il y a même une section pour les malentendants. Il est toujours étonnant dans ces classes de plus de 40 élèves en effectifs , de voir que la discipline est efficace, que le silence règne et que les enfants sont respectueux les uns des autres, ne se coupent pas la parole, et écoutent leur maître avec attention !!! Cela change de nos écoles françaises !!!

La visite se finit par la boulangerie, que chacun connaît, car elle vend de merveilleuses baguettes au goût français . Tous les bénéfices vont pour l’achat de matériel éducatif ou à la formation professionnelle des jeunes femmes . Par ces visites , nous les aidons , mais on peut le faire également en déposant du travail de couture, du matériel, des dons ….

 

Comme des photos ont été prises durant cette visite , je vous les communique de façon à ce que vous ayez un petit aperçu de cette association dynamique.

 

Bonne soirée . Fabienne


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Djibouti sortie Boutre vers Maskali

 14-11-2008 -  Djibouti

Vendredi 14 Novembre 2008 :

 

 

Sortie Boutre vers Maskali

 

 

A peine rentrer d’Ethiopie, nous voilà de nouveau de sortie entre amis. L’immeuble Tani est avec nous . Cette fois ci nous découvrons l’île en face de Djibouti, Maskali, un havre jaune et vert au milieu d’une étendue bleue turquoise. C’est un joli petit coin de paradis  que nous rejoignons avec l’un des boutres d’Abdallah.

Le départ se fait à partir de la pêcherie à 7h30, le temps de s’installer et de mettre à bord le matériel de pêche, ou de plongée, les cubayas de boissons et d’apéritifs !!!

L’équipe d’Abdallah nous fournit le repas , qui sera fait par les aides durant la traversée ; entrée de crudités avec la sauce blanche, suivi de grillades avec riz ou pâtes ; puis fruits frais en dessert.

Des le port quitté, Pierre et Jean-Baptiste sortent le matériel pour pêcher à la traîne. Le patron Momo voyant cela, leur propose de les mettre dans la barque que nous traînons pour les navettes entre l’île et le bateau. Ils vont pouvoir s’essayer avec les lignes pendant plus d’une heure et attraperons une belle dorade .

Pendant qu’eux pêchent, nous bronzons et discutons tranquillement durant la traversée. Nous profitons des vues , toujours étonnantes entre ce bleu profond et ce dégradé annonçant les récifs. Nous aurons la chance d’apercevoir dauphins et tortues rapidement.

Arrivée  à l’île, l’équipe nous débarque avec tout le matériel, de façon à ce que nous dressions notre camp , à l’ombre de la toile antichaleur. Nous installons donc, nattes, fauteuils, tables tranquillement en ce début de matinée avant d’aller nous rafraîchir dans la grande bleue . Se rafraîchir est un bien grand mot car l’eau est toujours à plus de 28° . Quentin a du mal à enfiler sa combinaison de plongée, soit il a énormément grandi ces derniers jours, soit la combinaison a eu un accident de lavage !!!

Après avoir profiter de ce moment de détente à nager parmi les récifs, à voir évoluer la faune multicolore, nous regagnons l’abri de la toile anti-chaleur. Après ces instants de sport, la pause apéritive est la bienvenue.

Pierre et Jean-Baptiste reviennent en héros sur la plage avec carangue et dorades, que Momo propose de nous cuisiner en plus du menu prévu, façon de manger du poissons frais. Nous décidons de manger sur la plage, aussi l’équipe du boutre fait la navette entre le bateau et la plage pour nous amener les divers plats. C’est sympa et nous mangeons tous avec appétit !!

Après le repas, pendant que certains siestent, d’autres jouent dans l’eau , d’autres encore font de l’exploration autour de l’île , pour prendre quelques souvenirs en photos , que nous apprécierons de revoir une fois en Métropole.

Vers 15h, la barque revient nous chercher pour réintégrer le boutre, puis regagner le port de Djibouti. Chacun a pris de belles couleurs et somnolent plus ou moins une partie du trajet retour. Ces journées sur l’eau sont toujours aussi fatigantes…

A 17h30, nous arrivons à la pêcherie, ou chacun récupère ses affaires, charge son véhicule et rentre chez soi pour une soirée tranquille …avant d’entamer une nouvelle semaine éreintante ou seulement bien chargée , selon les activités de chacun.

 

Pour moi, la semaine commence par la visite du Foyer Mère enfant , puis une conférence sur l’excision mercredi , une pêche de nuit avec les garçons jeudi, en plus des cours bien sur et des enfants… Vous voyez je ne chôme pas , je vous raconterai d’ailleurs tout cela dans un prochain épisode.

 

Bisous à tous et à bientôt.

 


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Ethiopie Kombolcha Djibouti

 10-11-2008 -  Djibouti

Kombolcha-Djibouti :

 

Des 6h, tout le monde est dans la cour de l’hotel pour quitter cet hotel sans  confort ni hygiène.  Nous préferons prendre notre petit dejeuner à Bati, au Djibouti Café. C’est un endroit très propre , où le patron nous sert cafés serrés pour les adultes et Machiatto pour les enfants.  Comme la veille, nous avons achetés des petits pains nature  dans lesquels nous glissons une barre de chocolat. C’est un petit plus avec le jus de fruits pour agrémenter  le commencement de la journée .

 

A partir de Bati, nous avons presque 100 km de piste pour descendre dans la vallée et rejoindre l’axe goudronné qui nous menera à la frontière . Nous traverserons alors la zone désertique, où nbous retrouvons les caravanes de dromadaires .  La chaleur aussi remonte, nous pouvons quitter  nos jeans et enfiler short et jupettes, débardeurs et chemisettes.

 

Avant le passage de la frontière, alors que nous nous arretons pour une pause toilette, nous constatons qu’un des pneus du véhicule d’Eric est en train de se dégonfler tranquillement.  Super Eric , clé et cric en mains, change donc au bord de la route , le pneu défecteux en moins de 10 mn. Ce sera la seule crevaison que nous aurons subie de tout notre périple , sur plus de 3000km, de mauvaise route .

 

Vers midi , nous atteignons la frontière . Nous passons d’abord au bureau  de sortie Ethiopie.  Nous engageons le dialogue en anglais avec les fonctionnaires, en leur disant combien leur pays est beau, avec de magnifiques paysages et grands monuments.  Toute la paperasserie  se passe donc facilement et en 15 minutes tout est réglé.   Nous nous dirigeons alors vers  le poste douanier ethiopien - djiboutien. Les hommes restent au volant pendant que  Valerie et moi, présentont les passeports de tout le monde.  Les douaniers  font ouvrir les bagages à  Eric ; alors qu’ils laissent tranquilles Bernard, qui branche la conversation  sur les beautés des villes visitées et  monuments historiques découverts.

 

Notre fonctionnaire profite de son statut pour charmer la gente féminine et nous explique qu’il aimerait épouser une française. Il demande sans vergogne si Valerie est libre ; devant son état d’épouse et mère de famille, il recommence son exercice auprès de moi. Cela me fait rire quand il se rend compte que j’ai déjà 4 enfants !!  C’est vrai qu’à la frontière  ils ne voient guère de monde passer et encore moins des blanches … Généralement ils voient des camionneurs, peu de femmes. Les touristes  prennent l’avion et se risquent peu en voiture particulière … ceci explique peut être cela !!

 

Une fois tous les passeports controlés et tamponnés, ils demandent à faire le check in de tout le monde .  Je dois lui expliquer àlors que tout le monde est parti prendre un verre à une échoppe voisine , manger un truc,  que je les appelle et que tout le monde revient se faire pointer.  Il a du penser que les français ne dérogent pas à leur  image, toujours à patienter un verre à la main ou une assiette à coté de lui !!!

 

Bière Saint George avalée, ou encore une Meta ou une Harar , tout le monde vient se montrer au douanier, qui vérifie que tout le monde est bien là. Onze personnes entrées sur le territoire, onze sorties . Pas de problème, nous pouvons  circuler et nous diriger vers la frontière djiboutienne. Là le douanier, nous demande quel jour nous sommes déjà passé, tamponne nos passeports et cochent notre nombre sans prendre le temps de tout réinscrire . C’est ok pour lui, nous pouvons rejoindre Djibouti et nos maisons … Passage express en douane.  Même pas 15 minutes, le temps de vérifer les papiers, les passeports. 

 

Nos reprenons la route en nous disant que nous allons pique niquer quelques kilomètres plus loin, nous ne sommes plus qu’à 250km de la capitale.  Nous nous arretons pour notre dernier casse croute, en ressentant  les effets de la chaleur. Nous passons de 15° en Ethiopie à 35° dans les environs de Galafi.  Le changement paraît brutal, d’autant plus que notre clim ne fonctionne plus. Nous roulons fenetre ouverte pour ne pas  trop souffrir .

 

En territoire djiboutien nous retrouvons nos nids de poules, nos camions renversés,  les véhicules abandonnés alors qu’en Ethiopie , nous avions constaté tout de même moins de véhicules abandonnés .  L’axe Dikil Weah est en plein travaux, aussi faisons nous encore du 4*4 sur des dizaines de kilomètres.  Là aussi nous perdons du temps, mais approchons de la fin du voyage et restons très zen par rapport aux différents soucis rencontrés.  Peu importe les retards, les déviations,  les chaussées déformées, dans quelques dizaines de kilomètres, nous retrouverons un monde connu.

 

Les enfants  garderont de cette expérience en Ethiopie,  que ce pays est très pauvre, vit avec peu de moyen, qu’ils s’ouvrent peu à peu au modernisme. C’est un pays en pleine expansion , qui une fois qu’il aura les infrastructures routières finies,  sera un pays compétitif au niveau économique, car ils ont un énorme potentiel agricole.  Au niveau touristique, ils ne sont pas au niveau de l’attente européenne , malgré de magnifiques sites, de magnifiques paysages et monuments .  Là aussi , un essor  formidable est possible.  Les investisseurs ont une grande marge de man½uvre  tant au niveau hotel que restauration…  Revenir en Ethiopie dans 5 ou 10 ans, ce sera un pays méconnaissable, tant ils auront évolués car ils s’en donnent les moyens !!

 

Vraiment c’est un pays magnifique et nous aimerions voir le sud . Peut être cela nous sera t-il possible si nous obtenons notre troisième année !!! 

 

C’est un pays qui mérite d’être découvert même si il n’est pas encore totalement prêt au niveau de ses capacités et sa manière d’accueillir le touriste en dehors de la capitale.  C’est une belle expérience … que nous conseillons à tout le monde  , mais en sachant que c’est un grand nomado sauvage  pour l’instant, sans confort, dans la plus stricte simplicité…

 

Bon courage et bon voyage aux plus audacieux

 

 

 

 


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Ethiopie addis Kombolcha

 09-11-2008 -  Djibouti

Trajet ADDIS – Kombolcha :

 

L’année précédente l’équipe du Tani a déjà fait ce trajet de retour ; nous partons donc confiant pour cette étape de transit… Mais dès la sortie de la capitale, nous nous rendons très vite compte  que la chaussée est entièrement en travaux, et que là aussi nous allons subir de la piste toute la journée. Cela ne décourage pas les sportifs, qui s’entrainent à la course à pied et que nous voyons courir à une cadence effrénée sur des dizaines de kilomètres ; même les  jeunes femmes courent et s’accrochent aux talons des hommes. Ils ont vraiment des physiques d’athlètes et cela n’est pas étonnant quand on voit les distances qu’ils parcourent à pied depuis leur enfance, et souvent pied nus..

 

Le temps est à la pluie et au brouillard ce qui n’arrange rien . Les magnifiques beautés des paysages annoncés disparaîssent sous les nuées, et nous ne verrons rien durant plusieurs dizaines de kilomètres.. L’état des routes  est pitoyable, nous roulons dans la boue, sur des pistes défoncées , ce qui commence à nous lasser , et mine le moral des occuppants des voitures.

 

Au fur et à mesure de notre avancée, nous rencontrons divers paysans au bord des routes,  des moutons voyageant vivants sur les galeries des mini bus, des troupeaux de chevaux  rentrant des paturages ou allant au marché..

 

Nous ne voyons pas beaucoup de touristes, ni de 4*4 ; on pourrait se croire seul à voyager si ce n’est quelques camions et bus traversant les grandes étendues …  Nous faisons la pause déjeuner  dans une pinède .  Tout de suite  ,nous sommes encerclés par des enfants  qui viennent nous observés.  Dom nous explique que pour eux, la route c’est la vie, c’est là qu’ils voient du monde, qu’ils apprennent  les nouvelles de la région, qu’ils peuvent obtenir de la nourriture ou de l’argent.  Ils sont totalement isolés, à l’écart du modernisme et vivent des rares denrées qu’ils cultivent eux mêmes.  On se croirait être au moyen age.

 

En fin d’après midi nous rejoignions Kombolcha. Le premier hotel que nous essayons est complet, le second pas très net. Nous nous décidons pour le Mirron hotel, par dépit.  La patronne nous annonce d’entrée, qu’il n’y a pas d’eau. Par expérience, Dom, Eric et Valerie savent que l’hygiène des chambres est douteuse, et refusent de prendre un repas dans cet établissement.  Nous  décidons donc de faire une promenade à pied et de repérer un autre restaurant  avant la tombée de la nuit.  J’en profite aussi pour trouver couvertures épaisses et draps, car ils sont de meilleurs qualités et moins chers qu’à Djibouti. 

 

Devant un café avec terrasse, nous nous arretons pour prendre une boisson. Mais à la déception des hommes ils ne servent que des jus de fruits frais . La bière attendra .  Nous repèrons en ville une enseigne de restauration rapide et nous disons que pour les enfants cela fera l’affaire.  Mais avant nous retournons à l’hotel prendre un dernier apéritif dans les chambres, visionner les photos de la journée.. Malheureusement pour nous, il y a une coupure générale d’électricité. Nous nous retrouvons  donc dans le noir pendant quelques minutes, avant qu’Eric, l’homme prévoyant, ne revienne avec une lampe de camping.  Nous pouvons ainsi trinquer à notre découverte de l’Ethiopie, de ses beautés mais aussi de ses points perfectibles… Génés par la lumière quelques insectes et chenilles s’invitent à notre pause apéritive … La lumière revenue nous nous dirigeont vers notre restaurant qui s’avèrent ne servir que thé et café. Nous nous rabattons déçus et fatigués  vers notre échoppe à jus de fruits qui elle sert des pâtes .  Ce sera pâtes bolognaise  pour tout le monde , en direct , avec gateau sec au dessert. C’est là aussi un point perfectible , que la cuisine éthiopienne , doit améliorer..

 

Après ce frugal repas, chacun regagne sa chambre en sachant que la nuit sera brève. Tout le monde  a finalement hâte de retrouver son confort à Djibouti , ses habitudes, la chaleur de nos maisons , nos  pièces et nos literies propres…

 

La dernière étape Kombolcha –Djibouti  que nous effectueront demain  sera longue également , preque 600 km là aussi . Nous croisons les doigts pour que tout se passe bien, sans panne, ni contre temps d’aucune sorte .. et la boucle sera bouclée, nos véhicules testés et validés, nos ames d’aventuriers également… Les enfants nous diront alors si ce type de voyage leur convient, si l’Ethiopie sera un point positif ou non d’éveil pour eux … quelle expérience ils en retirent ??

 

Réponses dans le prochain textes !!

 


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ethiopie ADDIS Abebba

 08-11-2008 -  Djibouti

ADDIS ABEBBA :

 

Après notre installation au Shoa hotel d’Addis, un repas rapide, nous avons été content de retrouver un peu de confort dans nos chambres respectives et faire une bonne nuit de sommeil réparatrice…

 

Nous projetons après le petit déjeuner de prendre une navette qui nous deposerait en ville pour que nous puissions visiter le centre ville, et déambuler tranquillement dans le Mercato marché… Mais comme l’hotel n’a pas de véhicules permettant ce type de transport,  qu’il n’y a pas de mini bus d’immédiatement libre ;  nous prenons notre courage à deux mains et prenons nos véhicules pour nous rendre près des échoppes.  Toute la matinée nous déambulons près des marchands de tissus de cotons, souvenirs en bois, bijoux en argent, etc… Chacun fait ses emplettes tranquillement . Valerie et moi même achetons des nappes blanches brodées de coton rouge. Elles sont très bien travaillées . J’en profite pour acheter un couvre lit à Catherine ainsi que des double rideaux . Cela lui fera  un souvenir de nos visites et découvertes africaines. Les garçons se prennent des chaines en argent , et Catherine une gourmette. Bernard trouvera son bonheur avec une croix de Lalibella en argent.  Dom et Eric  eux aussi trouveront les tabourets souhaités et autres objets désirés..

 

Après ces emplettes, nous irons nous restaurer au Churchill View avenue, unrestaurant placé au dessus d’une avenue principale d’Addis, qui permet une excellente vue plongeante sur la ville.  Le cadre en vert et jaune, certainement récent, était très sympathique et la nourriture très bien présentée, même si on n’a pas pu tous obtenir le plat que l’on souhaitait.  J’aurai des paghettis à la place des Maccaronnis demandés, et Valerie un poulet à la chinoise à la place d’une galette d’Ingera garnie au poulet … Mais  ne nous plaignions pas, nos assiettes étaient pleines !!!

 

Après ce moment  sympathique, nous passons l’après midi dans le quartier des bijouteries, à la recherche  d’une croix à porter en pendentif, pour Dom . Nous complétons nos achats par de la musique locale en prévisions de nos futurs montages.  Lors des différentes écoutes, une femme dans la rue, nous fait une représentation spontanée, de la danse épaule, ventre…que nous avions déjà vu au restaurant « l’etoile de Kokeb » à Djibouti..

 

Nous rejoignons notre hotel en fin d’après midi, y dépoosons nos différents achats avant de resdescendre à pied notre avenue commerçante et nous diriger vers une pizzeria  au grand plaisir des enfants.  Valerie et moi nous chargeons des achats de victuailles pour les 2 repas du midi des trajets suivants, sachant que les distances seront longues , là encore… Malheureusement, nous ne trouvons pas aisément des patés ou mousses permettant de faire des casse croutes. Il n’y a pas non plus de fromage ; on se contentera donc de sardines à la tomate et d’un succédané de mousse poulet. Pour les enfants nous prenons également quelques tablettes de chocolat et divers gateaux secs… cela permettra d’attendre le repas du soir, aussi frugal soit-il !!

 

Nous nous installons en terrase pour manger notre pizza, mais regrettons bien vite qu’il n’y ai pas de places suffisantes pour nous à l’intérieur. Les températures sont très basses et nous supportons très aisément nos polaires.  Pour se rechauffer les gourmands auront l’occasion de prendre un vrai dessert , et nous on s’autorisera un digestif dans nos chambres à l’hotel  .

 

Nos emplettes étant finies, nous décidons de rallier Kombolcha des le lendemain , pour rentrer des dimanche soir sur Djibouti.  Nous avons encore deux journées entières de route , mais ignorons l’état de celle ci aussi preférons nous garder une marge, en cas de problème …

 


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Route Bahar Dar –ADDIS par Debre Marcos

 

Comme nous avons une journée d’avance sur notre planning, nous partons serein sur notre planning vers ADDIS.  Nous savons qu’en partant de très bonne heure , vers 6h, sans déjeuner à l’hotel, même en calculant large nous devrions couvrir les 600km de distance en à peine 10h… c’est du moins ce que nous espérons en quittant la charmante cité balnéaire de Bahar Dar, sur le Lac Tana. La veille Eric a changé les bougies de préchauffage de notre véhicule aussi, démarrons nous sans problème  à 5h45. Tout le monde est debout de bonne heure, ayant de quitter ces pièces insalubres …

 

Prévoyant,  avant de quitter la ville, nous nous arretons à la boulangerie du coin, en nous disant que cela nous permettra toujours de grignotrer un peu en cours de route, de petit déjeuner en glissant une barre de chocolat dans les petits pains…

 

A la sortie de la ville, nous sommes étonnés de rencontrer une foule compact, habillés tout de blanc, chantant, dansant. Il est vrai qu’au cours de la nuit nous avons été troublé par des chants  dans la rue, mais n’y avons pas prêté cas, etllement habitué à avoir un sommeil perturbé par les appels du Muezzin à Djibouti.. Nous nous retrouvons donc en pleine cohorte de personnes revenant ou allant à un pélérinage dans une église avoisinnante. Cela doit être un jour saint, car nous voyons sur le bord de la route, prêtre bénissant les uns,  officiants à genoux, embrassant des icones, etc… Cela donne une impression bizarre  de traverser cette foule receuillie !!!

 

Nous roulons jusqu’à 8h, où nous décidons de faire la halte café. Nous sommes dans un petit village  et nous arretons devant la première échoppe où se trouvent tables et chaises. La barrière de la langue ne nous empêchent pas de commander cafés pour les adultes et jus de fruits frais pour les enfants.  Mais comme ils n’en ont pas, ils nous proposent de nous servir une boisson ressemblant à un tang ; mais surprise, ils nous le servent avec de l’eau bouillante, comme pour un thé ; cela fait un gout très chimique, mais de peur de les décevoir,  nous boirons tous les verres proposés… Nous leur achetons une dizaine de beignets locaux, qui nous font penser aux gateaux de Mamie Jeanne , les bottereaux pour les connaisseurs…  Nous étonnons donc les locaux en nous installant  dans leur bistrot, et sommes regardés  avec curiosité. Nous sommes peut etre les premiers touristes qui osent s’arreter ainsi parmi eux…

 

Après cette sympathique pause café, nous reprenons la route d’Addis, qui s’avèrent pas si aisée que cela entre la pluie,  et les routes en cours de rénovation. La moyenne kilométrique est rarement supérieure à 50km/heure .  Nous voyons défiler ainsi de magnifiques paysages de montagnes, rencontrons de multiples paysans se rendant au marché, avec leurs produits sur le dos.

 

En fin de matinée nous arrivons à Debre Markos où nous mangeons. Nous y sommes presque seuls mis à part un ou deux routiers. Il fait très froid dans le restaurant et apprécions notre polaire … Déçus des cartes précédentes, les enfants s’essaient pour certains à des salades mais la déception est toujours présente. Plus prudents , les garçons prennent des pates bolognaises ,  et seront servis en quantité…

 

Après le repas, pendant que nous faisons le plein de carburant , nous constatons que nous sommes entourés  de rapaces , aigles et autres oiseaux de ce type… Eric en profite pour en prendre quelques uns en photos avant de reprendre la route d’Addis.  Alors que nous avons bien roulé durant la matinée, le trajet de l’après midi s’avère plus lent et plus cahoteux. Nous traversons de nouveau des zones monatgneuses très escarpées, ce qui fait que nous avançons très lentement.  Nous descendons d’un côté du rift, traversons le Nil pour remonter de l’autre coté ; les paysages sont vraiment grandioses. 

 

Nous traversons ainsi un pont sur le Nil . Seul un véhicule peut traverser  à la fois , et ne doit pas s’arreter  prendre de photos… Il semblerait que Bernard l’ai oublié, et roule au pas sur le site . On se fait rappeler à l’ordre par les militaires de l’autre coté ainsi que par un chauffeur de bus quui patientait pour s’engager à son tour…  Heureusement l’altercation ne sera que verbale et nous n’auront  à montrer nos papiers aux militaires ou policiers du pont !! c’est toujours des tracasseries !!!

 

A l’heure du gouter, malgré les heures passées  sur la route, nous nous rendons compte qu’une fois de plus, nous n’arriverons pas à destination avant la tombée de la nuit…  Les routes de montagnes sont trompeuses,  les distances se font très doucement ,  à la grande déception des enfants qui se voient bloqués sur les banquettes arrières toute la journée …

 

Nous arriverons vers 19h sur Addis après  13h de route. Nous comprenons mieux l’expression du guide qui était content d’avoir fait le même trajet en 9h et disait l’avoir fait très rapidement !!! Chapeau bas pour lui !!!

 

Comme nous arrivons durant la nuit, il est plus difficile de se reperer. Comme nous sommes devant c’est à nous d’ouvrir la route et de trouver un point de repère pour nous diriger vers le « Giovanni hotel » vers l’aéroport internationnal. L’été dernier, lors de nos transits aéro, nous avions traversé la ville en navette et avions vus quelques axes, mais c’est tout !!  Au roind point du centre, Eric reprend le flambeau et nous dirige directement sur l’hotel souhaité.. Mais dommage, il est complet et ne peut nous héberger pour 2 nuits, nous nous rabbattons alors sur le Shoa hotel quelques rues plus loin… Cela nous permettra de nous reposer tranquillement, et de faire nos derniers achats le lendemain avant de rejoindre Kombolcha puis Djibouti en 2 nouvelles étapes … que je vous raconterai lors d’un prochain mail ..

 


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