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Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)


Localisation : Djibouti
Date du message : 11/02/2009
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 Djibouti Obock et phare du Raz Bir

Week end à Obock et Ras Bir les 11,12 et 13 février

 

 Profitant d’un week end à rallonge, nous partons avec les amis habituels du Tani plus Alain et Maria, ainsi que Fabrice et Magali, tout d’abord pour établir notre campement à Ras ali, et pousser jusqu’à Obock le lendemain.

Nous quittons Djibouti vers 14h et roulons tranquillement vers Tadjourah , de façon à pouvoir monter notre camp avant la nuit. Ce qui sera fait, car nous nous installons dès 17h ; bache anti chaleur installée, nous dressons tables et lits, pour profiter pleinement de ces instants conviviaux où chacun raconte son quotidien ici. Comme d’habitude, nous croulons sous les denrées apportées et préparées par chacun. Ce n’est pas encore cette semaine que le régime sera profitable !!!

Après une nuit tranquille à Ras Ali, les plus courageux vont nager à la plage adjacente des sables blancs, avant de prendre la route d’Obock, que nous traverserons avant midi. C’est une ville , ou plutot un grand village avec des maisons blanches, construites sur le front de mer.

 

Le nom d'Obock est d'origine arabe et désigne la partie terminale du delta de l'oued. Mais les Afars appellent la ville Hayyu. Ce vocable vient, semble-t-il, d'un mot signifiant " rassasier " et rappellerait qu'à l'origine la côte aurait disposé d'une abondante végétation qui permettait de nourrir les chameaux pendant toute l'année. La végétation a disparu mais le nom garderait mémoire de cet état passé. Obock est lié à l'installation coloniale française. Acheté en 1862 par la France, le site est quelque peu oublié pendant vingt ans jusque dans les années 1880. A cette époque, la fermeture par les Anglais du port d'Aden aux bateaux français lors de la guerre d'extrême Orient sera le signe du début de l'installation effective à Obock qui deviendra un port de ravitaillement en charbon et en vivres. L'administration coloniale s'établira avec Lagarde, le premier gouverneur, et il faut rappeler qu'avant de s'appeler " Côte française des Somalis ", la colonie s'est appelée " Obock et ses dépendances ". La création du poste attirera des populations et l'on verra apparaître les entrepôts des compagnies maritimes, les premières écoles missionnaires et même un pénitencier. C'est donc à partir d'Obock que s'est effectuée l'extension de la colonie dans un jeu complexe par des traités de protectorat avec les populations autochtones et des accords avec les puissances locales (Ethiopie) et coloniales (Angleterre, Italie).C'est le même Lagarde qui décidera d'abandonner Obock pour Djibouti dans les années 1890, le port d'Obock étant jugé peu commode pour l'accès des bateaux. Le développement de la ville en subit les contrecoups immédiats et tombera pendant longtemps dans une sorte de somnolence. La pêche est pratiquée à Obock probablement plus qu'à aucun autre endroit du pays. Une coopérative des pêcheurs y a fonctionné et à même permis, pendant un certain temps, d'exporter du poisson.

 

Après avoir traversée Obock, nous nous dirigeons vers le campement du Ras Bir ; mais là nous attend une première surprise, il y a un point de passage fermé, surveillé par les militaires. Nous ne pouvons pas passé si nous n’avons pas d’autorisations du commandant djiboutien du commissariat d’Obock. J’appelle donc notre guide, qui a retenu les places pour nous. Je lui indique que nous sommes bloqués à seulement 5km du campement mais que les militaires ne veulent pas nous laisser passer, nos 4 véhicules et les 20 personnes que nous sommes. A lui de faire le nécessaire, pour que quelqu’un du campement viennent nous chercher, sinon nous sommes prêts à monter notre camp là, sur place… Dans la demi-heure, un responsable du camp, vient nous chercher et nous guide jusqu’en bord de mer. Le site est magnifique, à flanc de falaise, vue sur la mer turquoise, le tombant un peu plus loin. Les toukouls sont rudimentaires mais feront l’affaire le temps d’une nuit.

Avant le repas de 13h, nous nous installons tranquillement, répartissant les enfants selon les affinités dans les chambrées. Repas pris, tout le monde peut se diriger vers la plage ou les criques, pour profiter du soleil et de la plongée. Les garçons auront même l’occasion de se faire un match de foot sur sable, adultes et enfants mélangés… fous rires assurés !!!

Pour le soir, malgré que l’attente du repas soit longue, et les pâtes un peu fraîches pour ne pas dire froides , nous passons un bon moment à discuter et à nous inquiéter de nos futures affectations puisque seuls Eric et Valérie restent encore un an… Pour l’instant, nous ne savons rien quant à notre futur… Impossible de planifier les choses sereinement, les ressources humaines sont débordées et ne distribuent aucune infos sérieuses !!!on verra cela un peu plus tard.

 Après le petit déjeuner , nous faisons la ballade au phare du Raz bir, le plus haut d’Afrique avec ses 52 mètres. Placé  à la pointe de la corne d’Afrique, il supervise tout le trafic maritime du golfe mais aussi l’entrée en Mer rouge. Les hommes qui y travaillent restent là pendant plusieurs semaines d’affilée, à vérifier les embarcations, l’état de la mer, etc…

Le lendemain matin nous reprenons la route de Tadjourah où nous avons réservé une table à l’hôtel du Golfe pour midi, ce sera couscous pour tous. C’est un endroit bien sympathique, aéré et frais, avec vue sur la mer et un service de qualité. Cela donne envie d’y revenir pour s’y détendre tranquillement, d’autant plus qu’il y a des navettes pour la plage des sables blancs pour les amateurs de plongée. Ils peuvent même proposer des pêches de nuit pour ceux qui veulent . c’est une bonne adresse à connaître !!!à seulement 2h30 de Djibouti que nous rallions avant la nuit tombée pour reprendre la routine hebdomadaire du boulot et des cours ….

Bonne semaine à tous

Gros bisous


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Par zaddou taali

le 15/02/2012 à 23:56:58

de belles photos qui me font ponsées à obock ou j'ai passé deux ans dans de bonnes conditions , étant donné que j'étais conseillé agricole au près de ministère de l'agriculture . ( commentaire d'un Marocain des oiasis d'Errachidia ).

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