Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
    Envoyer un message
Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)


Localisation : Djibouti
Date du message : 09/11/2008
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 Ethiopie addis Kombolcha

Trajet ADDIS – Kombolcha :

 

L’année précédente l’équipe du Tani a déjà fait ce trajet de retour ; nous partons donc confiant pour cette étape de transit… Mais dès la sortie de la capitale, nous nous rendons très vite compte  que la chaussée est entièrement en travaux, et que là aussi nous allons subir de la piste toute la journée. Cela ne décourage pas les sportifs, qui s’entrainent à la course à pied et que nous voyons courir à une cadence effrénée sur des dizaines de kilomètres ; même les  jeunes femmes courent et s’accrochent aux talons des hommes. Ils ont vraiment des physiques d’athlètes et cela n’est pas étonnant quand on voit les distances qu’ils parcourent à pied depuis leur enfance, et souvent pied nus..

 

Le temps est à la pluie et au brouillard ce qui n’arrange rien . Les magnifiques beautés des paysages annoncés disparaîssent sous les nuées, et nous ne verrons rien durant plusieurs dizaines de kilomètres.. L’état des routes  est pitoyable, nous roulons dans la boue, sur des pistes défoncées , ce qui commence à nous lasser , et mine le moral des occuppants des voitures.

 

Au fur et à mesure de notre avancée, nous rencontrons divers paysans au bord des routes,  des moutons voyageant vivants sur les galeries des mini bus, des troupeaux de chevaux  rentrant des paturages ou allant au marché..

 

Nous ne voyons pas beaucoup de touristes, ni de 4*4 ; on pourrait se croire seul à voyager si ce n’est quelques camions et bus traversant les grandes étendues …  Nous faisons la pause déjeuner  dans une pinède .  Tout de suite  ,nous sommes encerclés par des enfants  qui viennent nous observés.  Dom nous explique que pour eux, la route c’est la vie, c’est là qu’ils voient du monde, qu’ils apprennent  les nouvelles de la région, qu’ils peuvent obtenir de la nourriture ou de l’argent.  Ils sont totalement isolés, à l’écart du modernisme et vivent des rares denrées qu’ils cultivent eux mêmes.  On se croirait être au moyen age.

 

En fin d’après midi nous rejoignions Kombolcha. Le premier hotel que nous essayons est complet, le second pas très net. Nous nous décidons pour le Mirron hotel, par dépit.  La patronne nous annonce d’entrée, qu’il n’y a pas d’eau. Par expérience, Dom, Eric et Valerie savent que l’hygiène des chambres est douteuse, et refusent de prendre un repas dans cet établissement.  Nous  décidons donc de faire une promenade à pied et de repérer un autre restaurant  avant la tombée de la nuit.  J’en profite aussi pour trouver couvertures épaisses et draps, car ils sont de meilleurs qualités et moins chers qu’à Djibouti. 

 

Devant un café avec terrasse, nous nous arretons pour prendre une boisson. Mais à la déception des hommes ils ne servent que des jus de fruits frais . La bière attendra .  Nous repèrons en ville une enseigne de restauration rapide et nous disons que pour les enfants cela fera l’affaire.  Mais avant nous retournons à l’hotel prendre un dernier apéritif dans les chambres, visionner les photos de la journée.. Malheureusement pour nous, il y a une coupure générale d’électricité. Nous nous retrouvons  donc dans le noir pendant quelques minutes, avant qu’Eric, l’homme prévoyant, ne revienne avec une lampe de camping.  Nous pouvons ainsi trinquer à notre découverte de l’Ethiopie, de ses beautés mais aussi de ses points perfectibles… Génés par la lumière quelques insectes et chenilles s’invitent à notre pause apéritive … La lumière revenue nous nous dirigeont vers notre restaurant qui s’avèrent ne servir que thé et café. Nous nous rabattons déçus et fatigués  vers notre échoppe à jus de fruits qui elle sert des pâtes .  Ce sera pâtes bolognaise  pour tout le monde , en direct , avec gateau sec au dessert. C’est là aussi un point perfectible , que la cuisine éthiopienne , doit améliorer..

 

Après ce frugal repas, chacun regagne sa chambre en sachant que la nuit sera brève. Tout le monde  a finalement hâte de retrouver son confort à Djibouti , ses habitudes, la chaleur de nos maisons , nos  pièces et nos literies propres…

 

La dernière étape Kombolcha –Djibouti  que nous effectueront demain  sera longue également , preque 600 km là aussi . Nous croisons les doigts pour que tout se passe bien, sans panne, ni contre temps d’aucune sorte .. et la boucle sera bouclée, nos véhicules testés et validés, nos ames d’aventuriers également… Les enfants nous diront alors si ce type de voyage leur convient, si l’Ethiopie sera un point positif ou non d’éveil pour eux … quelle expérience ils en retirent ??

 

Réponses dans le prochain textes !!

 


Note: 0/5 - 0 vote(s).






[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
fabienne ]