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Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)


Localisation : Djibouti
Date du message : 10/11/2008
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 Ethiopie Kombolcha Djibouti

Kombolcha-Djibouti :

 

Des 6h, tout le monde est dans la cour de l’hotel pour quitter cet hotel sans  confort ni hygiène.  Nous préferons prendre notre petit dejeuner à Bati, au Djibouti Café. C’est un endroit très propre , où le patron nous sert cafés serrés pour les adultes et Machiatto pour les enfants.  Comme la veille, nous avons achetés des petits pains nature  dans lesquels nous glissons une barre de chocolat. C’est un petit plus avec le jus de fruits pour agrémenter  le commencement de la journée .

 

A partir de Bati, nous avons presque 100 km de piste pour descendre dans la vallée et rejoindre l’axe goudronné qui nous menera à la frontière . Nous traverserons alors la zone désertique, où nbous retrouvons les caravanes de dromadaires .  La chaleur aussi remonte, nous pouvons quitter  nos jeans et enfiler short et jupettes, débardeurs et chemisettes.

 

Avant le passage de la frontière, alors que nous nous arretons pour une pause toilette, nous constatons qu’un des pneus du véhicule d’Eric est en train de se dégonfler tranquillement.  Super Eric , clé et cric en mains, change donc au bord de la route , le pneu défecteux en moins de 10 mn. Ce sera la seule crevaison que nous aurons subie de tout notre périple , sur plus de 3000km, de mauvaise route .

 

Vers midi , nous atteignons la frontière . Nous passons d’abord au bureau  de sortie Ethiopie.  Nous engageons le dialogue en anglais avec les fonctionnaires, en leur disant combien leur pays est beau, avec de magnifiques paysages et grands monuments.  Toute la paperasserie  se passe donc facilement et en 15 minutes tout est réglé.   Nous nous dirigeons alors vers  le poste douanier ethiopien - djiboutien. Les hommes restent au volant pendant que  Valerie et moi, présentont les passeports de tout le monde.  Les douaniers  font ouvrir les bagages à  Eric ; alors qu’ils laissent tranquilles Bernard, qui branche la conversation  sur les beautés des villes visitées et  monuments historiques découverts.

 

Notre fonctionnaire profite de son statut pour charmer la gente féminine et nous explique qu’il aimerait épouser une française. Il demande sans vergogne si Valerie est libre ; devant son état d’épouse et mère de famille, il recommence son exercice auprès de moi. Cela me fait rire quand il se rend compte que j’ai déjà 4 enfants !!  C’est vrai qu’à la frontière  ils ne voient guère de monde passer et encore moins des blanches … Généralement ils voient des camionneurs, peu de femmes. Les touristes  prennent l’avion et se risquent peu en voiture particulière … ceci explique peut être cela !!

 

Une fois tous les passeports controlés et tamponnés, ils demandent à faire le check in de tout le monde .  Je dois lui expliquer àlors que tout le monde est parti prendre un verre à une échoppe voisine , manger un truc,  que je les appelle et que tout le monde revient se faire pointer.  Il a du penser que les français ne dérogent pas à leur  image, toujours à patienter un verre à la main ou une assiette à coté de lui !!!

 

Bière Saint George avalée, ou encore une Meta ou une Harar , tout le monde vient se montrer au douanier, qui vérifie que tout le monde est bien là. Onze personnes entrées sur le territoire, onze sorties . Pas de problème, nous pouvons  circuler et nous diriger vers la frontière djiboutienne. Là le douanier, nous demande quel jour nous sommes déjà passé, tamponne nos passeports et cochent notre nombre sans prendre le temps de tout réinscrire . C’est ok pour lui, nous pouvons rejoindre Djibouti et nos maisons … Passage express en douane.  Même pas 15 minutes, le temps de vérifer les papiers, les passeports. 

 

Nos reprenons la route en nous disant que nous allons pique niquer quelques kilomètres plus loin, nous ne sommes plus qu’à 250km de la capitale.  Nous nous arretons pour notre dernier casse croute, en ressentant  les effets de la chaleur. Nous passons de 15° en Ethiopie à 35° dans les environs de Galafi.  Le changement paraît brutal, d’autant plus que notre clim ne fonctionne plus. Nous roulons fenetre ouverte pour ne pas  trop souffrir .

 

En territoire djiboutien nous retrouvons nos nids de poules, nos camions renversés,  les véhicules abandonnés alors qu’en Ethiopie , nous avions constaté tout de même moins de véhicules abandonnés .  L’axe Dikil Weah est en plein travaux, aussi faisons nous encore du 4*4 sur des dizaines de kilomètres.  Là aussi nous perdons du temps, mais approchons de la fin du voyage et restons très zen par rapport aux différents soucis rencontrés.  Peu importe les retards, les déviations,  les chaussées déformées, dans quelques dizaines de kilomètres, nous retrouverons un monde connu.

 

Les enfants  garderont de cette expérience en Ethiopie,  que ce pays est très pauvre, vit avec peu de moyen, qu’ils s’ouvrent peu à peu au modernisme. C’est un pays en pleine expansion , qui une fois qu’il aura les infrastructures routières finies,  sera un pays compétitif au niveau économique, car ils ont un énorme potentiel agricole.  Au niveau touristique, ils ne sont pas au niveau de l’attente européenne , malgré de magnifiques sites, de magnifiques paysages et monuments .  Là aussi , un essor  formidable est possible.  Les investisseurs ont une grande marge de man½uvre  tant au niveau hotel que restauration…  Revenir en Ethiopie dans 5 ou 10 ans, ce sera un pays méconnaissable, tant ils auront évolués car ils s’en donnent les moyens !!

 

Vraiment c’est un pays magnifique et nous aimerions voir le sud . Peut être cela nous sera t-il possible si nous obtenons notre troisième année !!! 

 

C’est un pays qui mérite d’être découvert même si il n’est pas encore totalement prêt au niveau de ses capacités et sa manière d’accueillir le touriste en dehors de la capitale.  C’est une belle expérience … que nous conseillons à tout le monde  , mais en sachant que c’est un grand nomado sauvage  pour l’instant, sans confort, dans la plus stricte simplicité…

 

Bon courage et bon voyage aux plus audacieux

 

 

 

 


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