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Prénom fabienne
Age 42
But du voyage Expatriation
Date de départ 05/08/2007
Nom P
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Muté pour 2 ans à Djibouti, je souhaiterai faire découvrir cette régionet cette aventure familiale à toutes nos connaissances
Note: 4/5 - 90 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
Djibouti (Carte)


Localisation : Djibouti
Date du message : 03/11/2008
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 ethiopie trajet Lalibella Bahar Dar

Trajet Lalibella –Bahar Dar

 

 

Après une journée passée à visiter les églises entérrées de Lalibella, et un agréable diner au restaurant « Unique » la pizzeria du village, situé en face de l’hotel Asheton  nous reprenons la route, pour rejoindre Bahar Dar, une ville balnéaire située sur les rives du Lac Tana à l’ouest de l’Ethiopie.  Nos véhicules sont tous propres ; mais le notre n’apprécie pas la fraicheur matinale et refuse comme prévu de démarrer ( problèmes de bougies de préchauffage) ; nouveau démarrage  en étant tracté par Eric. Nous faisons ainsi de l’animation auprès de l’hotel sans le vouloir, nous sommes un spectacle ambulant à nous tous seuls !!!

 

6h du mat, nous prenons la piste pour rallier l’axe de Debré Zebit, Dabra Tabor , en sachant  que nous aurons plusieurs heures de trajet difficile. Nous en avons eu un aperçu l’avant veille,  la route étant en refection , seul un coté est « roulable », gravier tassé, ce qui permet quelques pointes à 60km lorsque nous ne sommes pas derrière des camions ou des bus traversant le pays …. Après une heure et demie de piste à travers le paysage montagneux, nous atteignons les hauts plateaux et l’axe transversal Weldiya- Dabra Tabor . Comme il a plu toute la nuit, l’état de la route n’est pas fabuleux dans certains endroits ; les voitures ne seront pas restées  propres bien longtemps. 

 

Premier contretemps, la station où nous voulons nous ravitaillés est à cours de carburant, il faudra faire une centaine de kilomètres supplémentaires  pour trouver une pompe… Heureusement que nous prévoyons les pleins à mi-réservoir  , ainsi nous pouvons toujours avancé l’esprit plus tranquille !!!

 

Deuxième péripétie, la route étant en travaux, le terrain gras, un passage est momentanéement impraticable.  Comme en sens inverse nous voyons deux  4*4  passé dans un champ sur le côté, nous nous essayons à faire de même.  Mais les autochtones ne l’entendent pas de la même façon, et nous nous retrouvons avec une nuée de paysans,  barre à la main si ce n’est kalachnickov au poing face à nos véhicules, nous empêchant de passer et nous contraignant à faire demi-tour.  Nous n’avons pas de guide pouvant instaurer le dialogue, aussi nous obtempérons pour quelques instants.  Dans un  charabia anglais, un gars nous propose contre finance  de nous mener à travers champs  jusque sur la route , un peu plus loin… Nous tentons l’aventure, mais nous retrouvons 1 kilomètre plus loin face à d’autres paysans bloquant le passage et souhaitant avoir eux aussi leur bakchich… Nous faisons là encore demi-tour  sans donner d’argent à qui que ce soit et reprenons notre tour dans la queue qui s’est formée derrière les camions en attente… Nous patienterons presque qu’une heure avant que la circulation se rétablisse… Nous n’avions pas d’autres solutions  d’itinéraires, les axes de traverse n’étant pas encore crée !!!

 

Troisième blocage ; dans une montée , sur terrain gras, des camions sont bloqués en travers de la route.  En allant étudier de plus près les conditions de franchissement, les gars décident d’essayer de passer sur le bas côté en mettant quelques gros cailloux d’accroche… Bonne décision, nous rasons les gros bahuts mais passons presque aisément et ne perdons pas trop de temps  une fois de plus … Nous pourrions penser que nous sommes au bout de nos peines, he bien non , l’aventure continue !!!

 

Quatrième gros soucis, toujours à cause de l’état des routes et du sens unique de circulation, et de l’incompétence des chauffeurs … Un bus bloque l’accès en étant face à face à un camion.  L’un ou l’autre va devoir reculer  pour laisser passer les véhicules mais pendant une demi-heure personne ne prend de décisions si bien que le bouchon s’accentue des deux cotés… Enfin , une décision est prise de faire reculer notre colonne sur plus 300 mètres pour laisser le passage au bus, qui devra lui même faire descendre ses passagers car il a une tendance à s’embourber et à glisser dangereusement vers le bas coté, en bloquan t définitivement l’accès à tout le monde… Après quelques sueurs froides, et frayeurs le bus arrive à nous croiser et laisse la place aux camions qui sont devant nous… Nous soufflons un peu quand nous voyions le premier passer tranquillement .  Notre réconfort sera de très courte durée car le second gros véhicule s’engage très mal dans l’axe, et nous le voyions partir en crabe, avec sa remorque ,la citerne glissée en biais et bloquant définitivement l’accès…  Nous ne pouvons rien faire, que cogiter sur le fait qu’il va falloir attendre maintenant la dépanneuse pour qu’elle enlève le mastodonte gênant et que cela risque de prendre des dizaines d’heures car nous sommes perdus en pleine pempas et que les secours ne seront certainement pas là avant la nuit… Nous sommes qu’en fin de matinée et voyons notre timing s’éffondré…

 

Une équipe de tourisme avec guide et gros 4*4, essaye de forcer le passage sur un accès chantier entre les bulldozers, bien leur en prennent puisqu’ils arrivent à passer. Nous nous engouffrons à notre tour dans le chemin ainsi crée, et passons le point noir en dérapant et glissant allègrement sur terre glaise, mais pas d’incidents, nos pilotes Eric et Bernard « zen » nous font sortir des ornières et panades en deux temps trois mouvements !!!  Nous éviterons ainsi de passer 18h en rase campagne comme les véhicules suivant, sans eau, sans nourriture et couverture. Les nuits sont glaciales dans cette partie de montagne et il vaut mieux tout prévoir, ravitaillement et couverture, car on est jamais sur de rien …

 

Etant passé difficilement , nous modifions alors notre trajet de retour qui initialement nous faisait repasser par le même itinéraire. Nous décidons de redescendre par Addis et de faire la boucle complète.. Nous éviterons ainsi cette portion de route qui est vraiment difficile et épuisante. Bien nous en prendra même si nous mangerons encore des kilomètres et des heures de voiture supplémentaires !!!

 

Comme nous ignorons combien de temps de route il nous reste , nous préferons continuer à rouler jusqu’à Bahar Dar sans nous arreter manger à Debra Tabor  en début d’après midi ; nous ne nous fions pas aux cartes que nous possèdons ni les distances ni l’état des routes est fiable. Nous faisons une pause gateaux secs et cannetes que nous avons dans les cubayas en prévisions des gouters et apéros ; nous tiendrons ainsi jusqu’au soir où nous pourrons toujours nous rattrapper sur un plat de pates ou de riz pour nous caler…

 

Nous arrivons finalement vers 18h sur Bahar Dar, à la nuit tombée mais en ayant  fait les derniers 80km sur route goudronnée et bitumée qui est un vrai régal après toutes ces heures passées sur piste défoncée et bruyante…  Bahar nous apparaît comme paradisiaque avec ses grandes avenues de palmiers, ces grands et beaux hotels .  Nous décidons de nous poser pour 3 nuits au Dib Anbessa puisqu’ils ont le nombre de chambres demandé. Ce n’est pas du grand confort, mais les chambres sont relativement propres et miracle il y a des de l’eau chaude dans les douches , situées dans les chambres et non pas sur le couloir !!

 

Nous savourons alors de nous laver  et de manger chaud après toutes ces péripéties , qui une fois passées semblent bien banales en terre africaine !!!  C’est comme cela que se crée les meilleurs souvenirs  de nos voyages en terre inconnue …. Avis aux amateurs !!

 


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